* La première étape du 3ème DTS tour a eu lieu samedi dernier sur le nouveau site des Bourettes dans le Dévoluy (Hautes-Alpes).
Ce site a été développé et équipé par l’association DTS et fait l’objet d’une convention.
Etienne test la voie de finale
Le déluge annoncé n’a pas empêché une trentaine de grimpeurs de venir de tous horizons (Alsace, Chamonix, Maurienne, Chambéry, Grenoble, Gap…). Ils ont pu découvrir ce magnifique site qui était malheureusement un peu humide pour l’occasion, quelques voies à l’abri d’un grand toit ont quand même permis à tous de bien grimper et de rentrer avec les bras fatigués. Malgré l’humidité omniprésente, la boue et les résurgences qui mouillent insidieusement, l’ambiance était au rendez-vous comme à l’habitude des étapes du DTS tour. Une voie sur prises en résine a été aménagée pour tester les FigFour d’Alpkit, cette voie comptait pour les qualifications et il y en aura aussi une à l’Usine le 3 décembre.
Camille avec les FigFour
Les finalistes on été départagé dans une voie après-travail de niveau D9 :
1er : Benjamin Bucci qui a randonné (Vainqueur final des deux derniers DTS tour)
2ème : Yann Gérome, la machine, fier de sortir la voie (mais moins rapide que Benjamin) 3ème : Antoine Klock toujours présent ! 4ème : Pierre Boucher montre que la motivation çà paye.
5 ème : Grégoire Delloye qui a donné du spectacle (il est prêt pour la coupe du monde) 6ème : Jehan-Roland Guillot, l’homme en canne ! Reste plus qu’à plus zipper 😉
7ème : Xavier Gaillard 8ème : Frédéric Dégoulet
Un remerciement particulier à l’office du tourisme du Dévoluy pour son accueil (tentes, boissons chaudes et tartes) et au CAF de Gap pour les préparatifs. Nous espérons que la météo sera meilleure pour reconduire l’évènement l’année prochaine !
==> Prochaine étape au Zoo à Sallanches le samedi 19 novembre.
* Infos importantes :
– Cette année le classement final du DTS tour sera fait en continu, pas de super finale lors de la dernière étape. Donc si vous voulez prétendre au podium, soyez présent à toutes les étapes !! – Le 18 décembre à Champagny-en-Vanoise aura lieu la sélection d’une équipe de France pour la participation à l’étape Française de la coupe du monde d’escalade sur glace (2 au 4 février 2012 à Champagy-en-Vanoise). Toutes les infos ici. Ces sélections seront organisées par la FFCAM.
– Le week-end du 26 et 27 novembre, je vous propose de faire un rassemblement convivial. Soit on retourne aux Bourettes pour aller faire les voies qui étaient mouillés, soit on va à l’Abattoir ou le Sanglier ; à vous de voter !!
– Je vous propose aussi de faire une semaine DTS en Suisse du 26 décembre au 1er janvier à Kandersteg (la Mecque de la glace, mixte et dry). On se loue un chalet et chacun fait ce qu’il veut la journée avec pour finir la nuit du réveillon ! Pour vous motiver à venir aller voir ici et là ! Donnez-moi vos réponses par mail avant le 27 novembre.
Pour la troisième année, l’association DTS propose un contest et rassemblement de dry-tooling.
DTS tour 2011
*Le concept : se réunir pour faire du dry-tooling sur un site pour passer un bon moment tous ensembles.
* Les plus : nouvelles voies équipées et les dégaines posées dans une dizaine de voies.
*Le bonus : classement lors de ce rassemblement suite aux voies réalisés après-travail et une voie de finale exclusive pour les meilleurs.
*Récompenses : pour les meilleurs mais également de nombreux lots pour tout le monde !
*3 étapes sur 3 sites différents :
– Samedi 5 novembre : Hautes-Alpes (Bourettes)
– Samedi 19 novembre : Haute-Savoie (Zoo)
– Samedi 3 décembre : Isère (Usine)
*Classement continu : Le vainqueur du DTS tour 2011 sera celui qui aura été le meilleur sur les trois étapes, pas de super-finale cette année entre les trois vainqueurs des trois étapes, donc venez à toutes les étapes !
Fin octobre, les doigts fument après tant de grandes voies pendant 6 mois ce qui a donné au total 6230mde grimpe total plaisir ! Toujours sur l’itinéraire pas évident d’un grimpeur gâté… Après l’année dernière qui avait pour thème principal le trail (714km et 31 294 m de dénivelé positif) cette année a été sous le signe des grandes voies, avec toujours un peu de trail et pas trop de VTT. Après 6 mois passé à tirer des longueurs, hisser le sac, faire de la dalle et se mettre taquet 6m au dessus du point ; le trail et le VTT me manque. En fait je me suis rendu compte que la grimpe est quand même une pratique bien statique, on ne voit pas trop de paysages différent au final. Le trail et le VTT permettent d’en voir plus, le paysage défile, c’est plus varié mais l’activité est différente. Je réfléchi déjà à l’année prochaine, je verrais bien un mix, histoire de garder la motivation en fin de saison estivale qui a diminué l’année dernière pour le trail et cette année pour les grandes voies. Çà permettra d’éviter les blessures : tendinite au pied et au genou l’année dernière et aux coudes cette année… La mixité devrait aider dans ce sens mais ce qui est difficile quand on fait un peu de tout c’est de rester dans son niveau max partout. On verra bien, de toute façon le plaisir sera là ! Pour finir cette saison de grandes voies voici mes dernières belles envolées :
Un rocher mythique qui est fabuleux, très finement sculpté avec des gouttes d’eau, crépis. Il vaut mieux aborder cette tour avec de la peau au bout des doigts !
daisy_chienne_L3_7b
Pour ce qui est de la voie, l’escalade est très technique mais bien conti, principalement dans des murs verticaux. Le 7b+ est bloc avant le relais, une traversé sans pied et pas facile à vue. Le reste est bien soutenu et vraiment classe !
J’avais déjà fait toutes les classiques du coin il y a presque 10ans avec mon frère Brieuc, donc j’avais un peu d’appréhensions concernant la qualité du rocher et de l’escalade. Le rocher là-bas (deux sœurs et Gerbier) peut être par endroit médiocre et lorsqu’il est compacte il peut être sans prises adhérentes, ultra-technique et bloc, bref ce n’est pas la déroulante !
Mais cette voie m’a réconcilié avec cet endroit, c’est de l’escalade moderne, on passe là où le rocher est le plus joli (et croyez moi, il y en a !) et les cotations sont soutenus, un vrai régal !
l_esprit_du_temps_L1_7b
La première longueur est complètement typique d’une première longueur là-bas : un grand bombé bien physique et bloc. Mais dans notre cas, même si le départ est en effet bien physique, la suite n’est pas très bloc, un bombé final en 7b et une dalle qui ne fait pas rire composent cette première longueur, la classe ! La suite continu dans le 6 bien soutenu dans du beau rocher adhérent avec de belles prises et des passages en fissures larges bien sympathique. Le passage en A0 du toit rajoute un peu de gaz, trop sympa ! Je conseille donc cette voie et je pense que les deux ou trois voies récentes aux Sultanes à coté (soyez bref et de l’esprit ches les abrutits) valent aussi largement le coup.
Un mythe à faire même si on n’aime pas la dalle. En fait, il faut dire que les premiers 400m ne sont pas vraiment très dalleux, je dirais plutôt du mur raide bien technique où il faut quand même savoir tenir les prises ! Les cotations de cette première partie oscillent entre 6c et 7a avec une dernière en 7b (pas facile à vue).
happy_birthday_L7_6c
Ce n’est pas de l’escalade déroulante mais le rocher vaut le déplacement : petites réglettes et plats plutôt adhérents. On découvre les prises au fur et à mesure que l’on grimpe, d’en bas on ne voit qu’un mur lisse ! Ce qui est marrant c’est que lorsque l’on grimpe on a vraiment l’impression d’être en plein milieu de grand murs gris, en regardant les photos prises d’en haut on a plus l’impression de grimper entre des vires herbeuses… Ce qui est sûr c’est que l’escalade y est démente, çà grimpe tout le long, pas de relâchement, il faut rester concentré.
happy_birthday_L10_7b+_dur
La deuxième partie est plus « conventionnelle », du léger dévers, les cotations deviennent plus « faciles », les deux 7b sont avalés rapidement. Là haut l’escalade est aérienne sur ce pilier qui domine la vallée, la grande classe !
happy_birthday_L10_7b+
Je pense que je reviendrai volontiers, la voie « Dolce Vita » qui est dans le même registre semble bien classe elle aussi. Par contre si quelqu’un a des infos à ce sujet je suis preneur !!
Encore un mythe à faire. La belle histoire c’est qu’il y a 10 ans auparavant, lorsque je commençais à faire des grandes voies et que mon niveau était plutôt à peine 7a à vue, j’avais fait la voie de gauche déjà un peu soutenue. A ce moment là mon rêve c’était de faire les premiers pas d’Elsa, à vue. Çà me paraissait vraiment difficile à cette période d’atteindre ce niveau, surtout que cette voie comporte 9 longueurs du 6c au 7a. En fait, un ou deux ans plus tard j’atteins ce niveau mais il m’a fallu encore plusieurs années afin de trouver le moment et le partenaire pour y aller. Même si c’est une grande voie facile, arriver au sommet en ayant randonné toutes les longueurs m’a apporté une grande satisfaction et m’a fait réaliser tout le chemin parcouru depuis.
les_premiers_pas_d_elsa_L8_7a+
Concernant l’escalade, c’est vraiment « Gillardes Style », c’est-à-dire un rocher peu adhérent et pas top au début se redressant et devenant plus compact et joli au fur et à mesure de la progression pour arriver en haut dans un rocher top en conglomérat !
les_premiers_pas_d_elsa_L11_7b
C’est une escalade assez technique où il faut savoir grimper entre les points, les difficultés sont souvent concentrées sur quelques mètres sans être des passages bloc. Mention spéciale pour L10 et L11 à enchainer d’une traite (bien gérer le tirage) et pour profiter de l’ambiance démente qu’il règne là-haut avec ce super dévers à 300m de haut !!
La Maladière, c’est le site de grandes voies ayant des longueurs aux cotations les plus homogènes que je connaisse. Il y a foison de grandes voies dans le 6b/6c dans une inclinaison bien verticale à léger dévers. Certes le cadre n’est pas génial (autoroute, zone industrielle, voie ferrée…) mais le rocher en vaut la peine. Noli fait parti des voies à faire là-bas avec Cobra-cabana, le temple du soleil, magic line, Xenon… Le style général est une grimpe technique sur gouttes d’eau et sculptures. Par contre dans cette voie les difficultés sont souvent bloc et morpho mais le reste et quand même bien joli !
noli_me_tangere_L8_7a+
J’ai eu la chance pour cette voie de faire cordée avec Mick. Ce gars est un vrai boulimique de grandes voies depuis plusieurs années, avec 4 grandes voies en moyenne par semaine il écume tout ce qui peut se faire de classe dans les Alpes !! N’aller pas sur son blog, vous allez être dégouté tellement qu’il en a fait et surtout qu’il fait tout le temps des grandes voies majeures ! 🙂
*** Je retiendrais de ces grandes voies, le super rocher, des cotations soutenues, de beaux paysages, la solitude en plein face, de beau challenges, des mythes démystifiés, des découvertes, des projets encore plein la tête et bien sûr (et avant tout) le partage de tout çà avec des partenaires au top !!
Les 2 grandes voies les plus marquantes de cette saison (2 fois avec le même De Luze !!) : – Deux âges et trois chevaux (250m, 7c), la première partie est complètement folle (du bon dévers sur 3 longueurs en 7b+/7c). – Tchao Bernado (230m, 7c), une première répétition ultra-soutenue dans le 7b+/7c à protéger dans du calcaire compact et dalleux sur un rocher indéchiffrable et poussiéreux, de la grande escalade !!!
Les projets en tête pour l’année prochaine : plus de fissures à cham, cadarese, Annot ; Cosa Nostra, No Pasaran, Babel, Impasse partout, le pilier sud du rocher du midi ; des grandes voies au Verdon ; peter punk, du rapotag, Kheops, Trouthérapie, face sud de la meije…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….
Maintenant c’est la saison de dry-tooling qui pointe son nez avec pour commencer le DTS tour (http://www.dry-tool-styl.com/). Plus d’infos prochainement !!!
Mi-Aout, le beau temps est revenu, marre de travailler des voies en falaise, envie de retourner en grande voie et de voir du paysage. Et bien c’est chose faite avec un WE en haute Savoie avec le premier jour aux Vuardes pour faire Papy récidive (7b, 280m) et le deuxième aux tours d’Areu avec le fameux doublé Aguirre (7b+, 200m) et Alcooltest (7a+, 180m). Le détails en images :
La face déversante des Vuardes avec les deux voies parallèles du Papy fait de la résistance et du Papy récidive. Deux voies très homogènes dans la cotation !
Les Vuardes
La première partie de la voie remonte une succession de petit surplombs, une escalade en léger dévers bien sympathique et qui déroule ! Quelques longueurs en 6c/7a
papy_recidive_premiere_partie
La seconde partie de la voie est un peu plus verticale, toujours dans le même niveau et avec une dernière longueur bien teigneuse en 7b.
papy_recidive_deuxieme_partie
Au final, Papy récidive est une super voie dans du rocher bien franc avec des sculptures, gouttes d’eau et tout çà en léger dévers ! Ayant fait sa voisine, Papy fait de la résistance, j’ai une préférence pour celle-ci car elle est un niveau au dessus mais surtout parce que les longueurs sont plus jolies.
Les tours d’Areu sont bien connues mais n’attirent pas les foules, est-ce à cause de l’approche longue et raide ? Pourtant ce n’est que 1h30 sur une piste et ensuite un sentier certes tout deux raides mais bien commodes. Bref, c’est bien dommage car le rocher est là-haut bien joli, voire exceptionnel ! En plus, la plupart des voies sont abordables dans le niveau 6, les longueurs en 7 se comptent ici sur les doigts d’une main.
tours d'areu
Aguirre se situe sur la cinquième tour, elle aurait pu s’appeler Pile et Face car comme on le voit bien sur cette photo, le début est un léger dévers et la suite une bonne dalle bien penchée ! Critère que je n’avais pas assez pris en compte…
5_eme_tour
La première partie d’Aguirre consiste à remonter un mur bien raide et déversant à la fin, l’escalade déroule, on se sent bien, même le crux bien bloc du 7b+ ne pose pas trop de soucis.
Deuxième partie, après la déroulante on ne rigole plus, changement radical de style, ici les pieds sont indispensables…
Aguirre : deuxième partie en dalle
On cherche les prises, les adhérences de pieds sont furtives, gros taquets dans le 7a, pas facile…
Aguirre, 7a technique.
Ici, on se demande bien comment on a pu en arriver là tellement que le rocher est lisse…
6c ?
Aguirre est une belle voie mais le contraste entre les deux styles opposés du bas en dévers et du haut en dalle ne m’a pas enchanté, à faire quand même pour le mythe !
Ensuite on redescend rapidement en rappel et on se dirige vers la première tour pour faire Alcooltest. Cette voie est plus homogène dans le style, des murs verticaux sculptés comme jamais !
Première tour
Les deux première longueur ne sont pas les plus majeures mais on le mérite de bien chauffer pour la suite. Les deux longueurs du milieu (6c+ et 7a+) méritent vraiment le détour ! Une escalade très exigeante à vue sur un rocher finement sculpté de gouttes d’eau et autres cadeaux de la nature.
Alcooltest, 7a+alcooltest : un rocher au top !
La suite est tout aussi joli mais avec des difficultés plus bloc. En tout cas c’est une voie à faire absolument !
Ensuite, changement de décors, direction les grandes Jorasses. Avec Kora on avait 4 jours devant nous, météo belle et stable, températures fraîches et surtout une météo précédente ayant favorisé la formation de glace et de neige dure dans les fissures et sur les rampes. Une ligne attire notre attention, la directe de la pointe Walker (appelée Monomania) ouverte l’année dernière par Désécures et Sourzac. Cette ligne a l’avantage d’être formée rapidement car le début emprunte le Linceul puis termine dans du rocher mixte. Leur vidéo résume très bien la voie : http://www.tvmountain.com/video/alpinisme/8060-grandes-jorasses-walker.html
Les grandes Jorasses le jeudi 22 septembre 2011
Grace aux nombreuses photos et au topo qu’ils ont mis à disposition nous trouvons facilement l’itinéraire, au début facile sur 3 longueurs de fine goulotte puis une longueur de mixte top classe dans une rampe avec un peu de glace au fond. S’en suit une longueur d’A2 sur le topo que nous avons libéré (D8 ?) puis 3 longueurs démentes de mixte/dry pas si faciles que çà (M6 à M7 avec des passages en dry jusqu’à D8+).
Directe de la pointe Walker, du bon mixte !
Les longueurs se protègent très bien et sont magnifiques, les difficultés sont raisonnables mais quand même bien soutenues !
Parti à 2h du matin de Leschaux on sortira à 19h. On décide d’essayer de redescendre dormir au refuge de Boccalate mais arrivé aux rappel à 20h il fait déjà bien nuit et l’idée de se ballader ensuite sur le glacier de nuit ne nous motive pas trop (surtout qu’il n’y a pas de traces). On décide alors de bivouaquer à l’improviste, sans sac de couchage ni grosse doudoune, une nuit agité au final pour se réchauffer. Le lendemain on redescend à Plampicieux (5h de descente…) puis une pizza bien mérité à Courmayeur en attendant le bus pour Cham. C’est une bien belle course même si je ne suis pas fan de ces marches d’approche et de retour surtout. En tout cas on a bien choppé le bon créneau, pas facile de conjuguer disponibilité, conditions et météo ! Merci encore à Kora, on a surement fait la deuxième répétition.
Article mis à jour fin février 2016 avec en particulier le lien vers le nouveau topo et des supers vidéos (tout à la fin)
En octobre 2007 et 2008 et en mai 2012 j’ai passé deux semaines à chaque fois, je connais donc bien l’île pour le psicobloc / DWS mais aussi pour les falaises dans l’intérieur des terres. C’est vraiment une île super sympa pour l’escalade, il y en a pour tout le monde et il ne faut pas aller là-bas que pour le psicobloc, les falaises dans les terres valent à elles seules le détour ! Donc, ci-dessous j’ai rédigé un article qui pourra aider ceux qui veulent y aller.
Cette année j’ai rajouté le descriptif de falaises et DWS à ne pas rater. De plus, comme il n’y a pas que l’escalade dans la vie et que l’on est sur une île, j’ai rajouté une section « plages » grâce à Catherine R. Il y a aussi ci-dessous deux vidéos des deux premiers voyages que j’ai fait là-bas.
Bonne grimpe !
Bonne grimpe !
Les falaises les plus classes :
– Fragel, la plus connue. Dévers sur colos, du genre Tina dalle sur un beau rocher mais un peu vieux aussi (le site le plus connu). Le cadre est super calme et très classe, à voir absolument. Quelques voies intéressantes dans le 6 en dalle, plusieurs voies dans le 7 sur colos un peu bloc et quelques extensions de voies en 8 qui sont très classes en gros ou légers dévers sans colos.
fragel
Les voies font 20m en moyenne, à l’ombre l’aprèm, idéal pour deux jours de grimpe et possibilité de bivouaquer au parking (pour accéder au site il faut faire 8km de montée en épingle sur un chemin en gravier en voiture, alors on est tranquille là haut). On ne voit pas la falaise du parking (pas évident d’ailleurs à trouver), elle est en contrebas de la route. Idéal pour deux jours.
– Alaro (secteur Chorréras), le plus de colos. Dévers sur plein de colos.
Alaro et ses hallucinantes colonettes !
Falaise sympa et haut perchée, vue sur la plaine. Deux secteurs à ne pas râter, celui du milieu et Chorreras.
Alaro
Pas trop de voies dans le 6 et quelques voies dans le 7 qui sont majeures sur énormes et longues colos !
Alaro, la grande classe !
Au soleil l’aprèm et 25 m de hauteur en moyenne, idéal pour deux jours de grimpe.
Alaro, Secteur du milieu
possibilité de bivouaquer au col bien après le restaurant (route caillouteuse bien défoncée), par contre ne pas planter la tente sur le replat mais 100m en contrebat pour ne pas avoir de soucis avec les locaux, endroit super calme (quelques kilomètres aussi de route bien défoncée pour y accéder). Profiter d’être au col pour aller faire un tour à pied au magnifique Castillo de Alaro. Idéal pour deux jours.
Sympa le bivouac à Alaro !
– Sa Gubia (secteur Paret del coloms), le plus sculpté. Murs verticaux et légers dévers sur trous sculptés et quelques colos et patates magnifiques, du genre Céüse en plus crochetant.
Sa Gubia, Parets del coloms
Cadre dément avec de grandes falaises en face, à voir absolument. Pas mal de voies dans le 6 qui sont majeures (super sculptées), quelques voies dans le 7 techniques sur petit trous dans des murs verticaux toujours aussi joliment sculptés.
Le fabuleux rocher de Sa Gubia !
20 à 30m de hauteur, possibilité de grimper à l’ombre toute la journée en jouant avec les secteurs, très bien pour deux jours de grimpe mais pas d’emplacement de bivouac à proximité. Il y a aussi des grandes voies faciles sur rocher majeur et d’autre grandes voies dans le 7 qui sont mythiques ! Idéal pour deux jours.
Sa Gubia
– Gorg Blau, la plus fraiche. Tout styles, du vertical technique sur micro-prises sculptées (secteur Plaques) au gros dévers (secteur des Cable) sur colonnettes (Secteur es Torrente).
Gorg Blau, secteur Plaques
Quelques voies dans le 6 pas évidentes à Plaques, voies mythiques en 8 au secteur des Cable et très belles voies sur colos dans le 7/8 à es Torrente.
Gorg Blau, secteur des Cable
Approche rapide et facile. Un incontournable pour les grimpeurs de 7 et 8 !
Gorg Blau, secteur es Torrente
– Les Perxes (secteur Cueva), la plus déversante. Dévers et gros toit de 10 à 30m du 7b au 8c.
Les Perxes, secteur Cueva
C’est le repère des forts grimpeurs de Majorque. Des voies très physiques autour de la grotte et un peu plus technique à droite. Coup de cœur pour les trois lignes de 25m en bord de grotte : Commando Madrid, 8b ; Master hit, 8b+ ; M&m’s, 8a+. Approche rapide et facile, les locaux se garent juste au pied de la grotte ! Encore un incontournable pour les grimpeurs de 7 et 8 !
Les Perxes, secteur Cueva, Etienne dans le 7b d’échauffement…
– Tijuana (Cala Santanyi), la plus méditerranéenne. Murs verticaux orange. Pas mal de voies dans le 6 et 7.
Tijuana
Au soleil toute la journée et au bord de l’eau, idéal pour les jours couvert sans vent, 15 à 20m de haut. A mon avis ce site est classe pour son cadre car les voies sont patinées mais restant sympathiques, à voir quand même.
Les meilleures falaises de Psicobloc :
– Cala Barquez, cadre mythique.
Cala Barquez
Quatre grottes bien intéressantes, c’est le spot de squat pour les grimpeurs (par contre ne pas faire de feu et ne pas laisser de poubelles). C’est une magnifique crique avec une belle plage de sable, le site est intéressant en cas de mer agitée car il est un peu protégé, on peut toujours avoir un œil facilement sur les grimpeur dans tous les secteurs et même être en face pour les dernières grottes.
La plage de Cala Barques
La plupart des voies sont autour du 7a mais avec quand même quelques 6a et 7c/8a, la hauteur varie de 10 à 15m, idéal pour débuter.
Cala Barquez, les grottes
A noter qu’il y a une slack line sur la plage et les emplacements de tentes sont sous des pins et assez plats (si vous ne trouvez pas de place, remonter le chemin vers le parking, il y en a à droite). On peut y passer facilement trois jours sans s’ennuyer.
Cala Barquez, le squat majeur !
– Porto Colom, du bon gros dévers. Une grosse voute à deux étages, du gros dévers en général. La deuxième partie est un peu dangereuse car on peut toucher la première en tombant au début.
Porto Colom
A réserver par temps calme et sec car c’est un peu gras sur les départs. La plupart des voies sont dans le 7 assez physique (gros dévers), mais pour ceux qui ne grimpent pas c’est un bel endroit pour nager et il y a une plate forme en face de la falaise pour admirer les grimpeurs.
Porto Colom
Idéal pour deux jours de grimpe, par contre pas de place pour dormir dans le coin, sauf peut-être pour bivouaquer un peu plus loin après le départ du chemin sur un parking isolé.
– Porto Cristo, Majeur. LE spot ultime de Mallorca !Tout grimpeur qui va à Mallorca se doit d’y aller. C’est une belle falaise colorée déversante de 20m maximum de hauteur, un peu du genre « secteur cascade » à Céüse, donc bonnes prises dans du dévers et bombés.
Porto Cristo
Le niveau se situe généralement dans le 7 mais il y a 4 ou 5 voies dans le 6c qui valent le détour, quelques voies dans le 8 aussi avec notamment le mythique jeté de « Lock Stock and two smoking barrels ». Conseil pour accéder au pied de la falaise : concernant les voies autour de la petite grotte à la grande échelle on y accède par une désescalade facile en 5b par la droite quand on regarde celle-ci puis une traversée pour accéder au voies : (un 7c+ et un 7a à gauche et 7c, 6b et 6a à droite). Concernant les voies plus à gauche de cette petite grotte, le plus simple c’est de désescalader un 6c (avec le crux tout en haut sans pieds !! rocher orange sur bacs) on arrive alors à une plateforme avec une grotte pas visible d’en haut sinon on peut y accéder par la petite grotte mais c’est bien plus difficile (7a dur et glissant car proche de l’eau). De là on accède au jeté et à 3 voies en 7c à droite, à gauche ou directement au dessus de cet emplacement il y a de magnifiques 6c (avec crux à 20m !), on accède aussi à la grotte de gauche (7b et 7c) et une traversée au dessus de cette grotte permet d’accéder à deux voies dans le 6 complètement à gauche de la falaise. Cette falaise est la plus jolie de toutes pour le psicobloc, on peut y passer au moins trois jours.
Porto Cristo, Gaetan dans un des 7c
Si on continu à marcher au sommet de la falaise en allant en direction opposée à Porto Cristo on peut trouver une ruine (4 murets pas très haut, en tendant une bache de 10*10m çà fait une petite maison pour les jours de pluie ou de vent) et juste à coté un emplacement pour deux tentes pour y camper, sans ombre par contre. De là on accède au village à pied en 15min avec des Supermarchés et la douche sur la plage. La base !
– Cala Ferrera, le choix des voies (ou Cala Serena en fonction des topos).
Cala Ferrera
Une centaine de voies dans le 6a/b mais aussi quelques-unes dans le 7. Les voies montent jusqu’à 15 à 20m mais la difficulté ne dépasse pas les 10 ou 15m. Les voies sont faciles mais l’accès aux voies (descente) n’est pas évident et demande une certaine marge. Bien s’assurer qu’il y a des cordes pour remonter sur le rocher en cas de chute avant de s’engager dans les voies. Douches et toilettes sur la plage de Cala Serena (petite crique).
– Cala sa Nau, la petite sœur de Porto Cristo. 10 à 15m pour les 4 voies majeures en 6 et 15 à 20m pour les 3 voies en 7 et 8 qui ne sont vraiment classes et hautes.
Cala sa Nau
Secteur à combiner avec Cala Mitjana (qq voies sympa en 6 et 7). Proche de la petite et touristique plage de Cala sa Nau et Mitjana.
Cala Mitjana
Quelques conseils pour le psicobloc :
– Une paire de chaussons bien suffisant, çà sèche vite au soleil et les voies sont assez déversantes donc avec de bonnes prises de pieds.
– Pour la magnésie, on apporte sont sac à magnésie au pied de la voie, on pofe avant de partir (un peu sur les avant bras peut sauver en cas de rocher gras). La magnésie liquide s’avère aussi très efficace. On peut la glisser dans la poche et la sortir pendant un repos.
– Il peut aussi être utile d’avoir un sac étanche ou bidon pour apporter une serviette, une bouteille d’eau et un sac à pof dans les endroits pas faciles d’accès sans se mouiller ou risquer de tomber en y allant. On jette le sac avant de sauter ou on se le fait envoyer par la suite.
– Attention aux coups de soleil, un T-shirt séchant rapidement peut éviter les coups de soleil pendant les longs repos au bord de l’eau.
– Quand on grimpe il vaut mieux éviter de faire n’importe quoi, c’est-à-dire envoyer n’importe comment, sans çà on risque de mal tomber et çà peut faire mal (plat dos ou ventre, démontage de testicules, cote ou coccyx fêlés…). On préfèrera grimper de face en évitant les crochets de talon hasardeux ou les jetés et mouvements aléatoires. Ne jamais grimper seul ou sans la surveillance de quelqu’un.
Es Pontas !!
Les quelques plages accessibles directement en voiture :
NORD:
– plage de Muro: très grande plage (type atlantique) bordée de gros hôtels pas forcément très beaux, mais vue dégagée vers le large.
– plage de Formentor: vue d’en haut, ça a l’air bien
NORD EST:
– Cala Torta, Cala Mitjana et Cala sa Nau: magnifiques, sortes de criques peu encaissées, pas de constructions à moins de 10km mais accessibles en voiture. Mer très calme et eau turquoise. A voir absolument.
EST: c’est là qu’il y en a le plus
– s’Estanyi d’en mas (cala Romantica): longue plage, mais pas très large, dans une calanque. Des hôtels et villas sur les bords, mais pas trop gênants. (très exposée au vent)
– calas de Mallorca: le village n’est pas top, genre HLM – hôtels décrépits. On n’est pas allés voir les plages du coup, mais peut-être qu’elles sont bien quand même.
-cala d’Or: jolies petites calanques mais assez urbanisées. Sympa vous logez là-bas (pas très loin des sites de DWS). Pas loin de celle-ci il y a cala Mondrago avec ces deux plages un peu isolées (10min de piste puis 5min de marche) : Calo des Burgit, la plus fréquentée avec ses deux bars/restaurants, et S’amarador, totalement sauvage et bordée d’une multitude de pins.
Cala d’Or
– cala Marçal: à l’abri du vent, de grands hôtels aux alentours, pas majeure
SUD EST:
– plage d’Es Trenc: très grande plage, un peu comme à Muro, les hôtels en moins. Magnifique.
– Cala Liombard, une des plus belles criques sauvages de l’ile mais difficile à trouver…
PALMA:
Une grande plage au nord du port (pas loin de la cathédrale).
SUD OUEST:
– cala Figuera (Portal vells): très petite crique sympa, pas trop de constructions, mer magnifique. Les yachts s’y arrêtent.
– Portals Vells, jolie calanque.
Portals Vells
OUEST: pas beaucoup de plages (Port de Soller, Sa Calobra…)
NORD OUEST: on n’a pas vu en vrai, que sur les cartes postales, mais ça a l’air dément: cala Boquer. Très minéral: de hautes falaises encadrent la plage et il faut marcher un peu pour y accéder.
Andratx
Pour le reste du tourisme: les villes ne sont pas très jolies dans l’ensemble mais il y en a quelques-unes vraiment bien rénovées et charmantes. La ville d’Alcudia (pas le port) est plutôt mignonne et proprette, le port d’Andratx est pour les yachts et des villas de millionnaires. Les petits villages de la côte ouest sont jolis, l’architecture est typique est le paysage n’est pas dénaturé par de gros hôtels car il y a quasiment pas de plages.
Ce qui est sympa à l’ouest, c’est la route qui longe et surplombe toute la côte. A faire par beau temps et envie de conduire sur des petites routes sinueuses.
Par contre à l’est, rien d’équivalent. On roule sur le plateau et il faut à chaque fois bifurquer pour apercevoir le littoral.
INFOS PRATIQUES :
Périodes idéales : Octobre, car en été il fait trop chaud, au printemps l’eau est froide et le soleil n’est pas assez rasant pour sécher le rocher en dévers ; plus tard la mer est plus souvent agitée. En octobre la mer est encore bien chaude, il fait moins chaud pour grimper, la mer n’est pas souvent agitée et le rocher déversant sèche bien au soleil. En plus à cette période il y a moins de monde sur l’île et sur les falaises. Néanmoins, si vous ne faîtes pas de psicobloc, l’hiver doit être top !
Accès : – Si vous êtes au moins 4 personnes. En voiture jusqu’à Barcelone puis bateau. Moins cher que l’avion si on est 5, mais il vaut mieux avoir une voiture break et y aller au moins 2 semaines.
– Si vous êtes moins de 4 personnes ou pour un séjour de moins de 2 semaines. En avion de Genève avec EasyJet à partir de 50 euros. Pour ne pas payer le parking à l’aéroport, on peut garer la voiture coté Français à Ferney-Voltaire (40min à pied). De Marseille avec Ryanair (parking payant, 8.5 euros par jours) à partir de 40 euros (sans bagage en soute).
Location de voiture : Compter 270 euros pour une clio pour 2 semaines. L’essence est un peu moins chère qu’en France.
Logement : Il doit exister deux ou trois camping, mais le mieux c’est de squatter à « Playa 4 », c’est à dire Cala Barques (15 min de marche). Sinon si on est plusieurs il est courant de louer des appartements ou même une villa !
Pour se doucher gratuitement, il existe souvent des douches sur les plages.
Nourriture : Des supermarchés dans toutes les villes et superettes dans chaque village, idem pour les boulangeries.
Pas évident de trouver des fontaines pour l’eau (cimetières ou terrains de jeux), obligé d’acheter des bidons de 8 ou 5L.
Prix idem qu’en France.
Les mois de Juin et début Juillet auront été torrides, isotherme à 4000m,35°Cdans les vallées… Autant d’excuses pour aller en altitude faire des grandes voies pour profiter des thermiques.
Vercors, Archiane, Fond du Cirque, Tchao Bernado, ABO 230m
Archiane, le fond du cirque
Çà commence par la répétition d’une grande voie en TA à Archiane au fond du Cirque avec Julien.
L4, 7a
Equipé du bas en avril 2011 à coté de la voie « à bout de moufle », cette voie est très soutenue (7b+/7c) et nécessite une bonne pratique en terrain d’aventure. Respect aux ouvreurs ! Ci-joint le topo.
topo_tchao_bernado
La troisième longueur m’a valu une cicatrice au front en arrachant la prise du crux, çà passe en A0 maintenant…
Et bim ! cassé la prise du crux ! dans ma face !
Chamonix, Flammes de Pierre, Buzard, ED 250m
Buzard, Flammes de Pierre
On (Victor et moi) monte ensuite un peu en altitude (3000 m) pour aller faire une voie démente aux Flammes de Pierre non loin des Drus. Malheureusement, le topo n’est pas très bien dessiné et on part dans Buzard, à prononcez plutôt « Bouse Hard »…
Victor dans L1, 6c
Je vous laisse imaginer la suite : granit friable et fissures terreuses bien difficiles. Mais on est quand même content de grimper ensemble et d’être là-haut. Double-but deux semaines plus tard avec Nils, une cheville en vrac sur le glacier pour lui, pas de chance… On reviendra car cette ligne a vraiment l’air classe !
Buzard, Flammes de Pierre
Aix les bains, Chambotte, Tandem, 35km, 1200m D+
Tandem au dessus du lac du Bourget
Un super tour de tandem autour de la Chambotte, pistes roulantes à la montée et beaux sentiers en descentes.
Cluses, La Maladière, 7b+, 260m Découverte de cette grande falaise, elle m’impressionne par l’homogénéité de la difficulté des longueurs des grandes voies. Il y a beaucoup de voies dans le 6b/6c/7a, le rocher est bien sculpté et adhérent, le profil des voies est souvent bien vertical et même déversant pour plusieurs secteurs ! C’est sûr, il faudra y retourner.
Chamonix, Pointe Adolphe Rey, La police des glaciers
6c
Avec Victor on est parti en altitude pour essayer de grimper au frais.
6c
A 3500m on a eu chaud, le short aurait été bienvenu.
6c
C’est une très belle voie avec plusieurs longueurs autour du 6c, équipé dans les dalles et aux relais.
6c
Retour sur le glacier en t-shirt avec les pieds mouillés par cette neige ramolie…
6c6c
Bauges, Feclaz, Tandem, 40km 600m D+
Tandem VTT à la Feclaz
Participation à une course de VTT particulièrement adaptée à notre tandem. C’est-à-dire des pistes roulantes pas très raides (pistes de ski de fond). C’est un chouette coin pour rouler mais sans grand intérêt pour les paysages car on est la plupart du temps dans la forêt.
Grandes Rousses, Grand Sablat
Grand Sablat, Paquebot
4 jours de bloc au frais sur ce spot mythique accueillant le rassemblement FFME. A cette occasion un début de topo a été fait, on pourrait l’améliorer et le doubler facilement, si vous êtes motivé pour faire çà contactez-moi.
Cyrille dans un beau bloc
Ce site à 2500m face à la Meije est vraiment grandiose, on s’y sent bien.
Gap, Céüse, Grande Face
La Grande Face à Céüse
Une semaine de vacances à la Mecque, grimpe au secteur de la grande face avec ces nombreuses nouvelles voies !
Thibaut équipe encore une nouvelle voie
L’année dernière, 20 voies on été équipée, cette année seulement 4 (7b et 8a de 40m) dont 2 extensions (8a et 7c de 50m).
Marco enchaîne un 7b+ pas évident à la grande face
La grande face c’est LE secteur pour faire des grands voyages de 40m sur un rocher pas trop patiné, prochainement je publierais le topo à jour.
Yohan découvre la classitude des voies de la grande face
Ce secteur commence à être de plus en plus fréquenté car il faut dire qu’en ce moment c’est la cohue à Céüse.
Nathan a trouvé une voie à grimper parmis tous les étrangers...
Un rapide petit calcul, sachant qu’il y a quasiment une cordée dans chaque voie au secteur Berlin et Demi-lune (30+35) et dans une voie sur deux à Biographie et Un pont sur l’infini (7+13) => 85*2=170 personnes environ à la falaise !
Orpierre, Paroi jaune
La paroi jaune à Opierre
Il pleut par chez-nous, avec Yvo et Julien on profite de ce climat automnal pour aller à Orpierre. La paroi jaune offre de belles envolées de 40m, notamment « trop pure » 7c+ et « I will be back » 8a+ royalement enchainé par Yvo. Ce secteur doit être idéal pour l’hiver, il est au soleil toute la journée !
Un style de grimpe bien sympa !
Ce mois de Juillet avec son mauvais temps et la neige fraîche à 2000m n’a pas aidé à la réalisation des projets de grandes voies, espérons que le mois d’aout sera plus propice… Water solo au Verdon ou Calanques, grandes voies en haute montagne ?
Bille de Clown au rocher du midi, Nils dans L5 : 6c
Haut les nains au mont Peney (ED, 200m, 7b max). Une voie récemment équipé du haut avec trois belles longueurs dont les deux dernières bien « Savoyardes »… Peu de répétitions à mon avis.
Hauts les nains au mont Peney, Claire dans L3 : 7a
– Papy fait de la résistance aux Vuardes (ED, 180m, 7b max). LA découverte du mois ! Tout en léger dévers sur un rocher crépi, gouttes d’eau et sculptures avec des réglettes franches et de nombreux bacs. Un régal !
Papy fait de la résistance, Victor dans L4, 7a
Sans oublier, pour faire comme tout le monde, quelques séances à la belle falaise de St Ange et à la SAE Chambérienne de la Balme de Yenne.
Saint Ange
*Et pour finir un coup de poker météo dans les Calanques.
La météo du week-end de l’ascension étant plus que médiocre pour la région, je décide de suivre la motivation de Gérald pour descendre dans les Calanques avec Corinne et Ghislaine. Nous avons suivi les prévisions de Guillaume Séchet, il ne s’est pas trompé mais globalement nous avons eu beaucoup de chance. Camp de base au camping de Cassis.
Située en plein milieu du triangle de Choranche (falaise de Presles), cette voie imaginée par Mussato passe là où le dévers est le plus prononcé. La première partie emprunte la vielle voie d’artif de « Deux âges« , une fissure déverssante sur 4 longueurs (30m de dévers) puis à la sortie du toit on traverse 50m à gauche pour continuer par la variante de sortie « Trois chevaux » équipée par Mussato (5 longueurs et 10m de dévers).
*Accès préconisé par le bas : se garer sous le triangle (gros cailloux à gauche dans un virage) puis remonter le chemin raide et glissant (30min).
L1
L1 : 6b+, 30m. Equipement vieux (pitons et petites plaquettes rouillées), à compléter éventuellement par des friends. Sortie au relais pas évidente.
L2 : 7b+, 35m. Section difficile au dessus du relais puis grande fissure déversante assez physique et très continue (belle ambiance).
L2
L3 : 7b+, 40m. Départ dans un dièdre technique pas évident, puis après le relais facultatif, obliquer à gauche dans une fissure déversante très physique pour terminer dans la cheminée (grande classe).
7b+
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Julien dans la section physique de L3, 7b+
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L4 : 7b+, 25m. Une section difficile pour passer le bombé final, puis traverser à gauche vers le relais (ne pas monter tout droit vers le relais qui est dans une large fissure herbeuse).
L5 : 5+, 50m. Ne pas monter droit au dessus du relais (plaquettes grises) mais descendre un peu (2m, arbuste) pour rejoindre la dalle à gauche et ensuite passer le pilier pour rejoindre le relais dans le dièdre.
L6 : 7b+, 35m. Une première section facile sur un rocher exceptionnellement adhérent et sculpté (prendre le dièdre à droite) puis une section difficile pour passer le bombé final (dégaine en place à laisser pour le clipage pas aisé).
L6
L7 : 7c, 40m. Passer le toit au départ puis traverser à droite (classe). Ensuite on accède à une section bloc avec de petits pieds puis une succession de deux bombés où il ne faut pas hésiter à traverser à droite pour les franchir. Bien gérer le tirage en mettant des grandes sangles au début avant le toit puis en dessous de chaque bombés.
L7
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L7
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L7
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L8 : 7b+, 35m. Une section difficile au milieu : cliper le point puis déescalader un peu pour passer le bombé à gauche pour revenir au dessus de ce point, puis encore un ou deux mouvements morpho juste après. La suite est encore soutenue.
L8
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L8
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L9 : 7b, 30m. Une première section super sculptée avec de grosses prises adhérentes ! Un petit pas physique ensuite pour passer le bombé puis relais à droite sous le toit. Superbe longueur !
L9
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L9
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L9
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L9
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L10 : 7b, 30m. Traverser à droite dans la dalle sous le toit (on a les pieds juste au dessus d’un toit et on est au sommet de la paroi, là il y a de l’ambiance !) puis passer la section physique (prise cassée en 2020 ? donc bien bloc) mais classe pour repasser au dessus du toit. Ensuite passer le toit final en jetant sur le bac final ! Superbe dernière longueur. Penser à gérer le tirage après la traverser et ensuite sous les toits.
L10
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L10
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Ici la vidéo des derniers mouvement de la grande voie :
L11 : 4, 30m. Monter droit au dessus du relais pour rejoindre un relais pas loin du câble de descente (terrasse). Deux ou trois pitons dans cette longueur un peu instable.
*Descente par la rampe de choranche par le cable (30min).
*Matériel :
– 14 dégaines dont 4 rallongeables
– Un petit jeu de friends jusqu’au n°3 pour “Deux âges »
– Une corde à simple de 50m
– Une corde de hissage de 60m
*Equipement : « Deux âges » est une ancienne voie d’artif équipée en A0 par de vielles chevilles rouillées et tournantes et des bons pitons. Cependant cette première partie a été complétée de quelques goujons de 12mm. « Trois chevaux » est entièrement équipée de goujons de 12mm (7a obligatoire), l’espacement entre les points et très correct et ceux-ci sont bien placés. Tous les relais de l’ensemble de la voie sont sur goujons.
*Horaires : « Deux ages » est à l’ombre le matin, en partant à 9h on fait les 4 premières longueurs à l’ombre (conseillé car après les fissures sont vraiment trop chaudes et il n’y a pas d’air…). Ensuite on bénéficie des thermiques, il est ensuite peut-être possible d’attendre 1h ou 2h au relais sous le 7c (bivouac) pour ne pas avoir le soleil dans les yeux… En prenant notre temps au relais mais sans faire de grandes pauses nous avons mis 8h dans la voie.
*Commentaires : Une voie des plus déversantes de France, grande ambiance et rocher magnifique. Conti et physique requis car c’est une voie longue, physique et soutenue. Nous avons opté pour la méthode de leader fixe et le hissage de sac pour la première et deuxième partie, ce qui permet d’attaquer les longueurs en étant reposé. Descente en rappel déconseillé notamment pour « Deux âges ».
Après 4 mois sans jamais serrer les réglettes la reprise a été longue. C’est sûr que la conti et les bras sont là mais quand il faut serrer les petites prises il n’y a plus personne… Je me suis battu pendant deux mois en falaise en tombant complètement frais dans les voies à cause d’une petite prise intenable. Maintenant tout est bon, les 7b+ et 7c à vue tombent régulièrement depuis deux semaines, sans parler des 8a au premier ou deuxième essai, je suis fin prêt pour aller faire un tour en grandes voies, notamment celles de la sélection de Mussato. Au fait, je cherche du monde pour les faire !
Mis à part çà Chambéry me plait bien, après avoir toujours vécu à Grenoble je commençai à saturer. J’avais essayé dans la plupart des falaises de La Cuvette quasiment toutes les voies à vue de mon niveau, parcouru maintes fois tous les sentiers en courant ou à VTT avec toutes les connexions et enchainements possibles et gravi toutes les cascades de glaces connues (Belledonne, Vercors, Oisans et une bonne partie des Ecrins). Bref, l’ennui total… Mais c’est fini avec Chambéry, cet hiver cela m’a ouvert les portes de la Maurienne, Tarentaise et Mont-Blanc.
Arbin
Maintenant place à la varappe avec ici le même nombre de sites et de voies qu’à Grenoble, ce n’est pas La Cuvette mais plutôt La Combe maintenant. C’est le bonheur, à chaque fois que je vais grimper je peux aller sur une falaise nouvelle ! Je ne les ai pas encore toutes essayées mais mes préférées sont le Marocaz du haut (murs crépis), le col du Sapenay (voies variées), la Balme (pour bourriner), Arbin (murs crépis neufs), la Chambotte (pour ses 2 et 3émes longueurs et ses fissures en Trad.) et le col du chat (à 10 min à pied de ma porte).
La Chambotte
Mais il me reste encore bien d’autres falaises à tester, sur le topo celles-ci me tentent bien : Fressenex, Les Fontaines, le Corsuet, les Rigauds, Chindrieux le Casque et le Bloc entre autres sans compter les grandes voies du Mont Granier et Peney…
La Balme
Çà c’est pour l’escalade, mais il y a aussi le trail et le VTT. J’ai déjà bien repris le trail et actuellement c’est une habitude de faire un 40km avec 2000m de dénivelé chaque semaine. Idem en VTT, mais je suis plus motivé par les belles descentes (au moins 6 descentes de plus de 1000m autour de Chambé ! de quoi rivaliser avec Gre) que par les grand tours.
Tandem au Ventoux
Donc j’ai déjà écumé tous les sentiers en courant et en VTT du Mont du Chat (autour de chez-moi et pile au dessus de mon lieu de travail), maintenant je m’attaque à l’Ouest des Bauges (Nivolet, Revard). Ensuite, dans qq semaines quand j’en aurais fini avec l’Ouest des Bauges, je pense aller du coté dela Chartreuse Nord et des Bauges du Sud (un peu plus loin de là où je suis).
Donc voilà ! Pas de quoi s’ennuyer au moins jusqu’à l’automne prochain !
Le trail du Nivolet-Revard c’était dimanche dernier,51 km avec2700 m de dénivelé positif. Je n’ai pas pu y aller le jour-J mais je l’ai parcouru lundi en fin de journée (il y avait encore tout le balisage !). C’est un parcours très complet qui offre deux grosses montées bien raides (pour aller à la croix du Nivolet), des sections vallonnées rapides et des descentes techniques (par le col du Pertuiset), le tout avec de beaux points de vue (sur le lac du Bourget etla combe Chambérienne). Cela m’a pris à peu près 5h30.
Profil Nivolet-Revard
A chaque fois que je passe devant je me dis qu’il faudrait y aller un jour. Je parle bien-sûr de la Savoyarde, un beau petit sommet dominant le nord de la vallée du Grésivaudan. Cette falaise est atypique, une grande vague de rocher dominant un surplomb. Trois voies sont équipées, une facile dans l’axe des rappels et deux parallèles dans la vague. Ces deux dernières suivent cette vague, l’une dans le 7a en haut et l’autre dans le 8a (Mussato) au bord du toit. Avec Mathieu nous avons fait celle du haut car nous pensons que celle de Mussato n’a pas encore été essayée et donc que les cotations ne sont pas vraiment correctes… La voie que nous avons grimpé s’appelle « Hard Coif », une belle ouverte du bas qui avait été racontée dans un numéro de Grimper. Cette voie fait un arc de cercle, le rocher est très sculpté (boites aux lettres plus ou moins étroites et profondes), très bien équipée et bien desservie par une forte brise thermique pour grimper au soleil. Les difficultés sont représentées dans chaque longueur par un passage bloc sur 3 ou 4 mouvements biens protégés. Le hissage de sac se fait bien aussi, il y a toujours du bon dévers. L’approche est plaisante mais pour sa description il est préférable de se référer à celle de camptocamp.
Le printemps est bel et bien là, fini les grandes virées sur ces belles lignes bleues.
l'printemps
Le caillou chauffé par le soleil a remplacé la glace froide à l’ombre, les réglettes à arquer ont remplacé les bonnes poignées des piolets, le short/t-shirt a remplacé l’ensemble Gore -Tex et la transpiration a remplacé les gelures…
ceuse_sans_patates_7b+
La varappe a recommencée, les objectifs sont là mais je ne sais pas encore comment, quand et avec qui ils pourront être réalisé. A coté de çà, les jambes sont rapidement revenues, trail, VTT et Tandem Tout Terrain donnent le ton, à quand le prochain trail ? Pour ou contre le Nivolet-Revard le 1er mai ?? ( http://www.nivoletrevard.fr/ )