Archives de la catégorie ‘Uncategorized’

La roue tourne

Publié: 03/13/2011 dans Uncategorized

Après un mois de Février chaotique :

–         une semaine de fatigue (trop fait de sorties en montagne en décembre et janvier = 4 jours par semaines…)

–         Le championnat de France d’escalade sur glace qui en ont remis une couche

–         une semaine de grosse fatigue (toujours sans repos…)

–         une semaine au lit (et bas oui, je devais m’y attendre, fatigué comme çà, dès que la grippe passe, on la choppe…)

–         puis une semaine de faiblesse due à la grosse grippe.

Bref, ce n’était pas la joie. J’ai donc raté la fin de saison, saison pas évidente aussi mais où l’on a réussi à sortir notre épingle du jeu en réussissant à dénicher les lignes qui vont bien (cf. mes post précédents). De grands moments passés avec mes compatriotes !

Cascade de Cédéra dans le Champsaur

Cascade de Cédéra dans le Champsaur

Maintenant place à la varappe à mains nues, thème de cette saison pour faire suite à celle du VTT et du trail que je n’oublierais pas quand même !!

Les projets de la thématique sont donc :

–         grimper autour du lac du Bourget (essayer toutes les falaises intéressantes, et il y en a un paquet !)

–         grande voie d’artif à la dent de Crolles (et pourquoi pas essayer d’en libérer une…)

–         Blaireau beach à Pierrot beach (un vieux projet que j’adore !)

–         Cosa Nostra et No Pasaran à Glandasse (la grande classe avec peut être un essai dans Babel si ya des motivés)

–         continuer à écumer le topo des plus belles grandes voies calcaires de Mussato !

–         et vos projets !!

Boffie

Boffie

À bientôt sur le caillou !!

Voilà plusieurs années que je voulais aller faire des cascades dans le Champsaur. J’avais déjà fait une tentative dans la belle et capricieuse « Bleu comme l’enfer » mais celle-ci n’avais pas voulu de nous en nous intimidant par d’énormes craquements ! Cette fois-ci j’ai choisi une valeur sûre, c’est-à-dire le rocher donc direction Prapic au secteur Persévérance. Il y a peu de glace mais mon jeu de friends va nous permettre de réaliser quelques belles lignes dans ce secteur.

Vendredi 4 février, nous commençons par « Vanille Fraise« , un chef d’œuvre ! Une première longueur en rocher très bien équipée sur spit permet de récupérer une stalactite qui pend au sommet du dévers. Au début dans du vertical avec les mains sur les plats (15m) ensuite un peu de glace (5m) puis un bon dévers (7m) avec seulement quelques réglettes fissures pour sortir sur la stalactite verticale sur 10m, L1 un bon M7 actuellement.

L1 Vanille Fraise M7

L1 Vanille Fraise M7

La suite n’est que pur bonheur, c’est DisneyLand ! La ligne est évidente, une cheminé large de 1m à 50cm par endroit sur 40m avec juste ce qu’il faut comme glace au fond. La technique est simple, on a les pieds en écarts sur le rocher (car le rocher c’est une valeur sûre) et piolets dans la glace au fond de la cheminé. Quelques sections sont bien verticales et bien étroites, le peu de glace par endroit rend les choses plus complexes, les friends et broches courtes ont été une bonne idée, je pense qu’en temps normal il doit y avoir plus de glace, mais c’est mieux comme çà !

L2 Vanille Fraise

L2 Vanille Fraise

Une dernière longueur vaut quand même le coup d’être gravie, surtout qu’elle permet de rejoindre le sommet de la cascade du dièdre à gauche et d’en grimper les deux ou trois dernières longueurs (çà vaut vraiment le coup !) lorsque le début n’est pas assez fourni en glace. Ensuite direction « BENSA« , la nouvelle ligne de mixte (plutôt dry actuellement) du coin équipé en Janvier 2010 par mon pote Thibault Saubusse et Sébastien Ibanez (http://www.camptocamp.org/routes/225359/fr/orcieres-prapic-bensa), les deux premières longueurs passent bien, L1 verticale en fissures (M6) et L2 (M7) dans un bon dévers physique !

BENSA

BENSA

Par contre le manque total de glace rend les choses plus difficiles et la suite ne passe pas, dans L3 les touffes d’herbes ne sont pas gelées… Je tente alors « Persévérance » mais là c’est pareil, arrivé à la fin de L1 il n’y a pas assez de glace et pas de fissures pour placer une protection sûre, je préfère redescendre que de risquer une chute de 20m.

L1 Persévérance

L1 Persévérance

En tout cas toutes ces lignes sont démentes et j’ai hâte d’y revenir quand il y aura assez de glace (année prochaine ?).

Le lendemain, samedi 5 Février, le choix est difficile, Marsh Paradice semble être en condition moyenne, notre choix se porte alors sur la cascade de Cédéra dans la vallée de Champoléon.

La cascade de Cédéra, Champoléon.

La cascade de Cédéra, Champoléon.

Deux longueurs de glace bien raide, actuellement L1 grade 6+ de 50m (abalakov)) et L2 5+ de 40m (abalakov à poser pour relais avant de sortir dans la neige), on est descendu en 2 rappel dans la cascade puis en un rappel sur la rive gauche de la goulotte. L’approche est préférable et plus intéressante par les cascades de droite que par la goulotte sous la cascade. Nous avons mis 1h pour l’approche en basket sur la route puis neige peu épaisse et dure. 2h pour rejoindre le pied de la cascade puis 2h pour arriver au sommet. Par contre attention au redoux, il ne faisait pas encore très chaud ce samedi mais nous avons pris une belle douche ! La cascade passe au soleil à 14h, donc partir du parking avant 8h. En tout cas c’est une cascade mythique dans un cadre exceptionnel !

Ce samedi il a fait 10°C dans la vallée au soleil, le dimanche ils annonçaient 5°C de plus… Donc comme le rocher est une valeur sûre, nous avons décidé d’aller tester le nouveau secteur de dry tooling dans le Dévoluy.

Les Bourettes, Dévoluy

Les Bourettes, Dévoluy

Les Bourrettes (http://dry.tool.style.free.fr/crbst_63.html) est une barre à coté du défilé des Etroits, exposé Ouest on a grimpé au soleil en T-Shirt l’après midi ! Quelle chaleur à 1300m d’altitude ! Ce site est magnifique tout d’abord parce que la vue sur l’Obiou est classe mais aussi pour son approche, pied de falaise et profil de la falaise. 11 voies du D4 au D12? pour une hauteur de 15 à 25m du vertical au gros gros dévers, de quoi satisfaire tout le monde.

Les Bourettes, Dévoluy

Les Bourettes, Dévoluy

Le rocher est joli et la plupart des voies sont techniques, toutes les prises sont bien marquées. Ici on voit que tout a été soigné, du chemin retaillé dans les pentes d’herbes, branches coupées, mains courantes terrasses au pied des voies, marches… Bravo aux équipeurs/terrasseurs. Après deux jours de mixte, dry et grade 6+ la forme n’est pas au top mais nous écumons tout de même rapidement 3 voies de chauffe (Space gorette o bourettes D5+, Bourre nifle D7 et Bourre grasse D8) avant de s’attaquer au vrai dévers. « Spider cochon » et une voie qui au départ fait peur, quand on est au pied elle donne le tournis tellement elle est déversante et les prises semblent tellement lointaines les unes des autres… Mais en tant qu’habitué de l’Usine je ne me suis pas laissé intimidé, coté D12? j’ai des doutes sur son éventuel essai, aucunes traces de crampons et de piolets ne m’on permis de trouver rapidement les méthodes.

 Les Bourettes, Dévoluy

Les Bourettes, Dévoluy

Voilà qui est fait, j’en ai mis du temps pour trouver toutes les méthodes ! Les mouvements sont bien DTS avec peu de pied, c’est assez technique au final. J’ai mis plusieurs essai en tombant tout le temps à cette maudite inversé du réta que mon Nomic ne voulait jamais tenir, un mouv’, un seul mouv’ que je n’arrive pas à faire ! Dommage il faudra revenir ! Une bien belle voie en tout cas, à faire en forme car c’est pas facile pour un D12, c’est sûr. Pour finir la journée et les bras, je termine par la voie sur-classe « Johnny Monsoon », D9+ en luttant sur tout les mouv’, pas moins…

Voilà donc un bien beau séjour en Champsaur, il faudra revenir quand les conditions de glace et de froid seront abondantes pour faire le double tube, bleu comme l’enfer, BENSA, Persévérance, Marsh Paradice mais aussi dans le Valgaudemar pour la cascade du Bourg. Bref, cette région que peu de gens fréquente vaut le déplacement, il y a masse de glace à taper ! Pour toutes les infos, consulter le site des conditions : http://glace.montagne05.fr/

Aller, on se voit tous samedi et dimanche pour la compétition de dry/glace à Champagny (http://www.france-glace2011.fr/).

 

Janvier 2011

Publié: 01/28/2011 dans Uncategorized

Pas de post depuis un mois ? Trop occupé à casser de la glace, voilà la raison !

Donc rapidement voici le résumé photo du mois de Janvier 2011.

Ice Climbing Festival à Kandersteg (Suisse)

Kandersteg Ice Climbing Festival 2011

http://www.ukclimbing.com/news/item.php?id=59880

http://jeffmercier.blogspot.com/2011/01/kandersteg-ice-climbing-festival.html

Ouverture de Storm Pegasus avec Jeff (M7)

L1, M6+

http://jeffmercier.blogspot.com/2010/12/faut-rien-lacher.html

http://jeffmercier.blogspot.com/2011/01/rive-gauche-dargentiere-le-topo-du.html

Mixte à Rébruyant avec Jon M9

L1, M8

L2, M9

Ice à l’Argentière : contest de dry

Ice 2011, dry contest

Etienne dans le D10

Les DTS Boyz !

http://www.lequipe.fr/Aussi/breves2011/20110120_183307_du-tres-haut-niveau-aux-ecrins.html

http://www.petzl.com/fr/outdoor/news/evenements/2011/01/18/ice-climbing-ecrins-les-accros-de-la-glace-etaient-au-rendez-vous

 

WE dans le Fournel : Géant des tempêtes, le Boss niaque, Délicados et la variante de gauche en mixte de « à la recherche du temps perdu »

Repentence à Cogne (Italie) avec Jeff (5+)

Repentence, Cogne.

Jeff à la sortie

http://jeffmercier.blogspot.com/2011/01/ice-climbing-cogne-repentance.html

Top Niveau en Tarentaise avec De Luze (6)

Top Niveau, Tarentaise.

L2, un bon grade 6 tout neuf !

Prochaines étapes, un bon gros WE de glace/mixte puis le championnat de France d’escalade sur glace (http://www.france-glace2011.fr/).

Bonne glace !

Guronzé !!

Publié: 01/03/2011 dans Uncategorized

Voilà, la saison de cascade de glace et de mixte à belle et bien commencée !!
Il faut dire qu’après une semaine passée à la Mecque Suisse (Kandersteg) on se sent vraiment motivé à fond pour réaliser tous les projets du coin.

Kandersteg, Oeschinenwald, Pingu, grade 5+/6

Les conditions ne sont pas si mauvaises, la montagne et gorgée d’eau et il ne fait pas trop chaud pour un début de saison, la suite est prometteuse !! Comme je suis nouveau résident Savoyard (col du chat, Bourget du lac), je m’éloigne de mon terrain hivernal de jeux (Oisans, Ecrins, Belledonne, Vercors et Grandes Rousses) et me rapproche de lieux qui me sont encore bien secret (Maurienne, Tarentaise, Bauges et Aravis). Je ne posterais donc plus trop d’infos de conditions sur le site web de Grimpe-News mais plutôt sur GlaceMaurienne et Reves-Ephemeres. Mon objectif cette année est de découvrir toutes ces cascades mais il n’est pas facile de les trouver car peu d’informations circulent (topo et condition) sur les cascades de Maurienne, Tarentaise, Bauges et Chartreuse. Donc si vous avez ces infos je suis preneur ! (raymond_gaetan@hotmail.com)

Pour revenir aux conditions rencontrées à Kandersteg pour la semaine entre noël et jour de l’an, voici un aperçu :
En général : la semaine précédente avait subit un gros redoux (+10°C en journée) mais il a refait froid qq jours avant noël mais avec 20cm de neige fraiche et très légère à 1200m (pas de soucouche donc approche facile sauf accus de 60cm). Avalanche : risque 2 actuellement. Il fesait légèrement froid la nuit (entre -10°C et 0°C) et chaud la journée (entre -5°C et 5°C) mais les cascades n’ont pas trop fondue. Par contre dans les classiques la glace s’est fortement dégradée et rend la progression délicate. Quelques lignes majeures sont pas loin d’être grimpable, une semaine de froid intensif devrait arranger tout ça.
Breitwangfluhe : en condition et classiques fréquentées mais il y a moins de glace que d’habitude.
Kandersteg, Oeschinenwald : toutes les lignes jusqu’au grade 6 ont été grimpé en glace sorbet (un peu de douche aussi mais largement évitable). Attention en particulier aux classiques en bonnes conditions mais très marquées pas les nombreux passages. Pas d’infos précises sur les conditions des cascades après Rübezahl (pas en condition d’ailleurs, nécessite encore une semaine de froid) mais de visu çà doit être bon mais fin. J’ai fait Blue Magic (5+) et deux autres lignes en grade 5+/6 (Pingu et ?).

Kandersteg, Oeschinenwald, Blue Magic, grade 5+

Kandersteg, Oeschinense : NIN en condition ! Sinon les autres doivent être OK mais pas énormément de glace quand même.

Kandersteg, Oeschinense, NIN, Grade 6

Almendudler pas en condition, nécessite encore un peu de glace mais ligne trop belle !

Kandersteg, Almendudler

Gasterntal : Pas encore assez de glace mais il y fait bien froid ! Gastroman pas encore assez formé, par contre une ligne à gauche semble faisable avec du dry au début. Sinon je suis allé plus loin dans cette vallée et j’ai découvert une cascade en rive droite (pas sur le topo) mythique. Avec un début bien fin mais pas trop raide de 200m puis une seconde partie bien raide de 200m se séparant en deux branches au milieu. Il y a aussi une goulotte/cascade d’environ 250m très encaissée dans un canyon en rive gauche qui semble bien dure et démente ! Des infos sur ces deux lignes ??

Gasterntal, Infos sur cette cascade ?

Ueshinen : Pas encore beaucoup de glace mais c’est déjà correct et surtout çà ne coule pas trop. J’ai fait Pink Panter au premier essai (M10). Approche bien damé.
Kiental, le coup de cœur de la semaine : Pas mal de glace mais pas encore assez pour les lignes de glace/mixte difficiles, il fait bien froid là-bas, çà va rapidement être super bon !! J’ai fait Elvis à vue (M9) avec Etienne.

Voilà pour ce qui est des conditions vers Kandersteg et que de projets dans la tête !! Il faudrait y rester un mois entier.
Pour les projets suivants : Ice climbing Festival à Kandersteg le WE prochain et l’ICE 2011 le suivant.

Bonne année à tous et vive la glace !!

Après 2 mois d’entière dévotion au dry-tooling il est temps d’aller voir les cascades de glace et de retourner en salle pour reprendre de la force dans les doigts (sous peine de grosse rouste à la reprise de la varappe au printemps…).

Pour résumer le DTS Tour 2010, je dirai que cette année il a eu autant de personnes (en moyenne 50) sur chaque étape mais avec un niveau général beaucoup plus élevé que l’année dernière. Une preuve que l’activité se développe vraiment.

Usine

Du monde à l'Usine pour la finale du DTS Tour

Un exemple concret pour démontrer le développement du dry et la motivation qui y règne est le site Vertaco de l’Abattoir. Entièrement aménagé par une équipe de 5-6 personnes, ce site est un petit bijou et représente bien l’esprit DTS. D’ailleurs, l’Abattoir a eu complètement sa place en tant que deuxième étape du DTS Tour parmi le Zoo et l’Usine.

Vercors

Jehan-Rolland dans la voie de finale à l'Abattoir

Donc cette année je disais que le niveau en dry a quasiment explosé, à peu près 5 personnes sont capables de faire du D10 à vue et il n’est plus rare d’en voir travailler du D13 !

Usine

Simon dans l'Usine, D11

En fait cela est du à la venue au dry de bon grimpeurs d’entré de niveau 8. Je me demande ce que çà donnerai si les forts grimpeurs de 8c/9a se mettaient au dry, l’humiliation complète… 🙂 !!

Le DTS Tour s’est alors achevé samedi dernier à sont apothéose avec du grand niveau. De plus, 5 compétiteurs étrangers participants aux étapes de la coupe du monde de dry tooling étaient présents. Ils nous on montré l’art du Yaniro ou plutôt l’art d’aller loin sans forcer et d’ennuyer les spectateurs.

Le Yaniro des compétiteurs

En effet, cette méthode est monotone, c’est quand même plus classe de gainer pour aller gratonner une prise avec la pointe du crampon pour fermer le bras et jeter jusqu’au trou suivant pour ensuite se prendre un gros balan ! çà c’est DTS ! Bref, de toute façon ces compétiteurs professionnels du Yaniro se sont fait retourner par ceux qui n’en font jamais. A ce propos, pour ou contre les Yaniros ??
Un grand merci aux organisateurs : Jeff, Jonathan et Etienne !

Super SAT

Kora dans Super SAT, D10

Maintenant que le DTS Tour 2010 est terminé je vais me focaliser sur la cascade de glace (une semaine de vacances par mois) mais sans oublier le dry pour autant : Compète à Kandersteg, Ice 2011 et 1er chpt de France d’escalade sur glace !!

Çà a déjà bien commencé cette semaine. J’ai profité du bon retour de froid et du peu de neige pour aller mercredi à la cascade de Rébruyant à Bessans (grade 4+ et dry) et faire jeudi la cascade/goulotte/mixte « Blanche » dans Belledonne (700m, grade 5+).
Infos conditions :
–          Bessans : Revernotte semble un peu fine dans la première moitié mais çà doit passer, la Frête en condition jusqu’en haut et Rébruyant (fait le 15/12/2010) super fournie (le stalactite de gauche est à 2m de toucher). Une question pour cette dernière, combien est coté la longeur de dry équipé à gauche ??

Rébruyant, 15/12/2010

–          Belledonne : Cirque de Boulon en formation (voyage en porcelaine encore un peu fin, plein tube et accès jean collet assez fournis). Petite Lance de Domène : Neige et Blanche en très bonne condition. Pour Blanche que j’ai fait ce jeudi 17/12/2010, L1 passe entre les gouttes malgré les -15°C au parking, actuellement cette longueur vaut un bon grade 5+ et pas possible de shunter par la gauche en 4+ (pas de glace). La suite en glace parfaite est assez fourni, attention au trou d’eau du réta de L2, la suite en goulotte/mixte est en neige polystyrène !!

Belledonne

Blanche, 16/12/2010

Les temps changent

Publié: 11/22/2010 dans Uncategorized

Depuis l’année dernière, les temps ont changé. Entre autres, grâce au DTS Tour 2009 (50 participants minimum à chaque étape) la pratique du dry tooling se démocratise petit à petit. On voit même de plus en plus de fabricants qui essayent de sortir des piolets/crampons pour le dry tooling, notament le dernier piolet de Petzl : l’Ergo*.

13/11/2010

Du monde sur le spot de dry du ZOO

Déjà lors de l’hiver 2009/2010 on était sûr de compter au moins 4 personnes à l’Usine (grotte pour le dry près de Grenoble) le samedi et le dimanche mais maintenant c’est plutôt 6 ou 8, et il est rare de se retrouver moins que 3 pendant la semaine ! Et ce, même les jours de beau temps !! Depuis que l’on a équipé l’Usine il y a deux ans, grâce au dry tooling, je ne grimpe plus en salle les jours de mauvais temps. Il faut dire qu’il vaut mieux être dehors à l’abri dans la grotte que enfermé dans une salle d’escalade payante, chauffée, remplie de monde bruyant et pas forcément sympathique. Malgré tout, pour éviter le retour fatidique à la grimpe au printemps, il vaut mieux entretenir la force des doigts en faisant au moins une séance de bloc par semaine. Et le gain n’est alors pas négligeable au terme des 4 mois d’hiver.

21/11/2010

Du monde au spot de dry du Sanglier

Les pratiquants évoluent aussi, il y a quelques temps les dry-tooleurs étaient des personnes très expérimentés en cascade de glace et en mixte, qui de part leur niveau étaient fréquemment dirigés vers le rocher pour augmenter le niveau de leurs itinéraires. Ils se sont donc logiquement dirigés vers le dry tooling pour se préparer physiquement à la cascade mais aussi pour le style d’effort que cela demande. Depuis peu cette activité séduit les grimpeurs pas forcément alpinistes et surtout des jeunes en manque de bourinage, et pour çà, le dry tooling c’est parfait. Les forts grimpeurs qui sont aussi souvent des pratiquants de cascade de glace arrivent vite au niveau D10** et répètent rapidement les voies les plus difficiles. Après 3 ou 4 séances on se fait vite très plaisir mais c’est surtout l’ambiance qui règne lors des séances de dry-tooling qui attire : la part belle au physique est donnée laissant à chacun la possibilité de s’exprimer. Contrairement à l’escalade à mains nues où une grande part de technique intervient, les inégalités techniques sont moindres en dry-tooling ce qui permet à tous de se distinguer plus facilement. Du coup, tout le monde se donne à fond, les spectateurs encouragent, le grimpeur se bat « a muerte ». Cela donne souvent lieu à des situations épiques où le grimpeur lutte comme il peut pour rester accrocher à ses piolets ou tenter de faire le mouvement suivant tandis que les spectateurs hurlent tout se qu’ils peuvent, ambiance garantie !

Le dry-tooling c’est tout çà à la fois, une bonne dose de bourinage et de délires entre potes, un état d’esprit, un style de vie, Dry-Tooling Style !!!

Rendez-vous samedi prochain pour la prochaine étape du DTS Tour 2010.

Gaetan.

Nomic ou Quark Ergo ?

Nomic ou Ergo ??

* Justement, parlons de l’Ergo. Petzl a voulu je pense réduire les frais en sortant un piolet « marketing » typé dry, mais l’illusion n’a pas marché chez certains. Certes, il n’est pas cher de prendre l’excellent Nomic (polyvalent en cascade, dry et mixte) et de lui modifier uniquement la courbure du manche mais on en attendait plus d’une marque comme celle-ci. Je m’explique, tout d’abord la lame dite « dry » est toujours aussi fragile en torsion (elle se tord très facilement), ses dents pas du tout optimisées au dry et en plus de cela effilée et livrée avec des masselotes (n’importe quoi…).

Cependant en ce qui concerne la courbure du manche et la position entre la lame et la poigné on n’est pas loin de l’idéal. Par contre pour ce qui est de la poigné il est regrettable d’avoir laissé celle du Nomic si peu adaptée au dry (trop fine et inadaptée aux mains nues ou gants fins) alors que celle de l’ancien Quark Ergo si bien déjà, aurait pu être améliorée… Bref, il faudra encore quelques années encore pour que les fabricants nous fournissent du matériel un tant soit peu adapté à notre pratique.

** Les cotations de dry-tooling vont de D3 à D15, D pour Dry (sans glace et neige, uniquement du rocher) comparativement au M de Mixte (glace, neige et rocher).

La saison de dry-tooling a belle et bien commencé !

Tout d’abord samedi dernier c’était l’inauguration du nouveau spot de dry-tooling de l’Abattoir.

Situé dans le Vercors en bas des gorges du Méaudret, cette petite barre de 10 à 20m de haut propose désormais une bonne quinzaine de voies de tous styles, niveaux et inclinaisons ! Il est rare de trouver un tel site varié dans notre région, on y trouve même une traversée horizontale sur 6 rondins de bois suspendus dans le vide ! Il est vrai que le temps passé par ces quelques jeunes ultras motivés est faramineux, l’accès est tracé, le pied des voies aménagé, les voies bien équipées et les trous bien marqués mais pas dans toutes les voies pour garder un peu d’aventure dans certaines. Ce site vaut le détour, un grand bravo à toute l’équipe !

Mais aussi ce début de saison doit être souligné par la seconde ascension de Bichette à l’Usine (possible D14).

C’est le bon grimpeur et slackeur de l’ENAM, Seb Brugala (http://www.sebastien-brugalla.com/) qui arrive à enchainer la belle après quelques séances d’essais, bravo pour son obstination. Son précédent séjour à Kalymnos semble avoir porté ses fruits et on se demande quel serait le niveau atteint en dry si des forts grimpeurs de 8c/9a se mettaient au dry… Bref, encore bravo à lui, je ne doute pas qu’il soit aussi le premier à faire la FA de l’extension « Next Level » (si il ne la fait pas à vue…) et de « dry de coke » ainsi que la SA de « Fuck me I’m DTS », après quoi il devra prendre le perfo pour équiper une nouvelle ligne à sont gout !!

Sans oublier la prochaine étape du DTS Tour 2010 (http://dry.tool.style.free.fr/crbst_8.html) qui débute ce samedi 13 novembre au ZOO vers Sallanches.

Avec le succès de l’édition de l’année précédente on peut s’attendre à une participation importante cette année. Je suis vraiment impatient d’y aller !

Le principe du DTS Tour reste le même, 10 voies sont proposées et les 8 grimpeurs qui ont enchainés le plus de voies sont sélectionnés pour la finale. Les sélections se dérouleront durant la première partie de la journée. Chaque étape aura sa finale l’après-midi, et les trois premiers de chaque étape seront sélectionnés d’office à la super-finale à l’Usine le 11 décembre.

Les dates du DTS Tour 2010 :

Samedi 13 Novembre 2010 : Etape dans la Haute Savoie au ZOO.

Samedi 27 Novembre 2010 : Etape dans les Hautes Alpes aux Bourettes.

Samedi 11 Décembre 2010 : Etape et super-finale dans l’Isère à l’Usine.

Je propose deux dates non-officielles supplémentaires pour qui voudra bien se joindre à nous :

Samedi 20 Novembre 2010 : En Savoie au Sanglier.

Samedi 4 décembre 2010 : En Isère à l’Abattoire.

Je pense qu’avec tout çà on sera fin prêt pour le premier championnat de France d’escalade sur glace 2011 (http://www.france-glace2011.fr/) !!!

Il aura lieu le samedi 12 et dimanche 13 Février 2011 sur le site de la Tour de Glace à Champagny-en-Vanoise (73). Je serai bien sûr de la partie !

Organisé par la toute nouvelle association DTS, ce championnat sera surement une réussite. Cette compétition est un bon moyen de rencontrer les meilleurs grimpeurs sur glace et de partager avec eux notre passion de la cascade de glace et du dry-tooling. Mais aussi un bon moyen pour faire connaitre l’escalade sur glace au grand public et de montrer l’excellent niveau Français ! La pratique de la cascade de glace mais surtout le dry-tooling sont en pleine expansion, cette compétition sera l’occasion de démontrer aux fabricants de matériels liés à ces activités qu’il faut encore plus proposer du matériel adapté à ces pratiques.

Voilà de quoi déjà s’occuper pendant cet hiver, mais n’oublions pas la glace, avant tout c’est la base ! Pourvu qu’elle soit à profusion cette année et pendant longtemps !

4 mois de mi-juin à mi-octobre
Des miliers de chemin mythiques, des centaines de sommets déments et une nature toujours aussi époustouflante !

714 km 
31 294 m de dénivelé positif

 J’en ai vu du paysage avec tout çà, et c’est çà qui est bon !!

Mais aussi 4 mois sans grimpe, çà m’a vraiment manqué, la reprise va être difficile !
La motivation est là et en plus il parait que çà colle grave à la Balme en ce moment !
Il va aussi falloir reprendre rapidement le dry-tooling avec le DTS tour qui commence mi-novembre :
http://dry.tool.style.free.fr/crbst_8.html
Heureusement, je me rapproche du sanglier et du Zoo, mais pas de l’Usine.
Pour garder la caisse je vais aussi reprendre le VTT.

 Mais surtout, vivement qu’il fasse froid pour faire des cascades de glace à gogo !!

Bon et bien voilà, c’est fait et fini pour cette année. Fini les samedis (et semaines !) de perdus pour une course de trail le dimanche, 3 mois que çà dure, chaque WE.

Hier c’était donc le « trail » du tour du lac du Bourget (55km), je mets çà entre guillemets car avec les deux tiers du parcours sur route et seulement 1300 m de dénivelé positif on ne peut pas vraiment parler de trail… Surtout avec un ravitaillement tous les 7km et les personnes faisant ce tour en relais par équipe de 3.

http://www.grandecoursedulac.com/

Bref, je me suis dit que c’était l’occasion ou jamais, habitant maintenant à coté (col du chat) et ce n’est pas dis que je cours autant l’année prochaine. Ce n’aura donc pas été le plus beau trail de cette courte saison (comparé aux saisons de 8 mois que j’avais l’habitude de faire) mais au moins en me levant tout les jours, je pourrais me dire en regardant ce lac que j’ai fait le tour et çà compte vraiment pour quelque chose même si çà peut paraître un peu prétentieux.

Pour parler de la course, le départ a été donné à 9h sur le port d’Aix les Bains, 80 équipes de relais et 70 individuels, direction le Bourget du lac par la piste cyclable. Etant donné que je suis très mauvais en départ all shot, je me suis décidé à partir avec le groupe de tête, c’est-à-dire avec les 15 ou 20 premiers. Cependant le rythme est très élevé, çà cours à 15/16 km/h sur les 15 premiers kilomètres de plat jusqu’à la montée pour Bourdeau, je tiens bon mais c’est très difficile, je me rends rapidement compte que la plupart des coureurs avec moi sont des habitués de courses sur route plate, donc très rapides sur le plat contrairement à moi… Surtout qu’il faut dire que l’on fait course commune avec des gens qui courent en équipe et qui donc vont à fond sur leur relais de 13, 24 et 18 km, mais il est difficile de les dissocier des individuels car on n’arrive pas toujours à voir le numéro de dossard. On est donc toujours en compagnie de coureurs rapides et frais qui souvent nous dépassent au début de leur relais, ce n’est pas très bon pour le moral et çà rend aussi difficile la gestion de course car on ne sait pas vraiment si on est toujours dans le rythme. On essaye alors de suivre des personnes qui sont trop rapides pour nous, et çà ce n’est pas bon pour la gestion de la course globale. Donc, arrivé avant la montée de Bourdeau, premier relais et fin du plat, ouf ! mais pas vraiment car pour la montée au col du chat on est donc rejoins par les relayeurs, la montée au col par le sentier est rapide mais c’est sur des profils raides comme celui-ci que je peux me reposer par rapport aux autres « routeux ». S’en suit un parcours top classe sur les crêtes dominant le lac, mi route/mi sentier sur 10km puis 10km de descente puis plat sur route qui vont me flinguer littéralement. On arrive alors au deuxième relais, complètement à l’autre bout du lac après 38 km. Et c’est là que tout empire, alors que j’avais résisté à la descente super rapide sur la route à plus de 18 ou 20km/h, les relayeurs nous mettent une mine dans la montée de la Chambotte par la route ! Je paye cash mes efforts et ma négligence des ravitaillements précédent pour rester en contact avec la tête de course, cela ce résulte avec de grosses crampes (limite à tomber par terre…) qui m’obligent à marcher sur 5km jusqu’à la falaise de la Chambotte, je dois perdre une heure avec cette histoire… Heureusement pour le moral, la suite est vallonnée sur le magnifique sentier sous la falaise, s’en suit un parcours dément avec encore de belles montées et descentes dans des sous-bois mythiques de châtaigniers ! Pas trop de route jusqu’à l’arrivée pour ces 10 derniers kilomètres, les organisateurs connaissent bien le coin et ont évité au maximum la route, c’est trop bien. Une arrivé donc bien mérité avec Corinne qui était là pour m’accueillir et avec un sentiment contrasté par la déception de ne pas avoir tenu le rythme (ou plutôt de n’avoir pas bien géré) et par le sentiment d’avoir réalisé ce tour tant espéré.

 

Parcours du tour du lac du Bourget

 

Pour moi c’est terminé les trails pour cette année, sauf si j’en trouve un trop bien en novembre, on n’arrête jamais vraiment un drogué… Ensuite, à partir de décembre c’est la cascade de glace et dry tooling jusqu’en mars !!! Mais pour l’instant, le WE prochain je vais à Paris avec Corinne et sa sœur pour le concert de Lady Gaga (non, ce n’est pas une blague…) et le WE d’après (samedi 30) c’est le déménagement final au col du chat. J’aurais ensuite tout le mois de novembre pour me remettre enfin au dry !!!

Trail de l’Ours

Publié: 10/13/2010 dans Uncategorized

Trail de l'Ours

Trail de l’ours, 30 km, 1800 m D+

http://www.raideure.net/TDO2009.html

Çà se passe en Chartreuse Savoyarde, à St Pierre d’Entremont là où il y a le fameux cirque de saint Même et qui est à coté du Granier. Le parcours annoncé n’est pas très raide, 1800 m de dénivelé positif pour 30 km, tant mieux car je n’ai toujours pas récupéré de dimanche dernier. Le tiers du parcours est commun avec le petit parcours, c’est sympa car du coup il y a beaucoup de personnes et notamment une proportion inhabituelle de femme et pas que des vétérans. Mais l’inconvénient est que pendant cette partie commune en direction du cirque de saint Même il n’est pas facile de doubler car la plupart du parcours s’effectue sur un sentier étroit. Je n’y avais pas pensé et je ne m’étais pas mis en tête de file au départ, du coup c’était impossible de vraiment doubler sur ce départ, tant pis çà fera guise d’échauffement, mais je prends vraiment beaucoup de retard sur les premiers. Bref, arrivé à la fin du petit parcours nous ne somme plus qu’une poignée à continuer sur le grand parcours, là j’arrive alors à reprendre beaucoup de places, surtout dans la grande montée de saint Pierre au col du Cucheron. Mais le retard accusé lors du premier parcours est énorme et la fatigue étant ne me permet pas d’allonger mes foulées. Ce n’est pas grave, les 6 derniers kilomètres en fond de gorge sont mythiques, du vallonné sur sentier étroit et sauvage par endroits est un régal !

Ce trail est vraiment sympa, le coin magnifique, j’espère que l’année prochaine un parcours plus long de 40-50km sera proposé !

Depuis trois semaines la fatigue s’accumule et je n’arrive plus à récupérer entièrement entre deux trails, heureusement le dernier trail est prévu pour dimanche. Ce sera le tour du lac du Bourget, 55km et 1000 m D+, comme maintenant je suis un local et que c’est le moment où jamais, autant y aller !

Vivement quand même la reprise de la grimpe et de la glace / dry !!!