C’est la FIN.

Publié: 03/13/2007 dans Hobbies

Voilà, il faut maintenant se rendre à l’évidence, l’hiver est fini. Mais qui a parlé d’hiver ? Retenez moi ou je vais faire un meurtre. Encore une pensé de plus qui remue le couteau dans la plaie.

En effet, ces 3 Derniers Mois (3DM, pour ne pas prononcer le mot qui fâche) auront été dramatiques. Et pourtant ce n’était pas les projets qui manquaient : l’étoffe des blaireaux, Lou Moustraou, Le Lérié et un projet d’ouverture d’une ligne majeure en dry…

Bref, ces 3DM n’ont rien offert de tout cela, que dalle, nada, nietA peine 10 cascades (et encore il fallait les trouver) de gravies contre les 40 de l’année dernière, lamentable

Enfin, çà nous a quand même permis de ne pas arrêter l’escalade, mais bon, j’attendais ces 3DM depuis l’hiver dernier, 8 mois d’attente insoutenable pour RIEN. Et puis il y en a marre de faire de l’escalade, l’été dernier, quand je grimpais, je n’arrêtais pas de penser à toutes les cascades que j’allais me mettre sous le piolet pendant l’hiver suivant. RHAAAA !!! Mais par Toutatis ! que c’est il passé ces 3DM !! Il faut maintenant encore attendre 8 mois pour le prochain hiver, j’espère que "Dame Nature" se rattrapera l’hiver prochain, sinon c’est à coup de piolets que l’on va la faire bosser, faignasse và ! Tu vas bouger ton cul OUI ?!! Non mais oh !! (là j’ai craqué comme cette sortie en short-T-shirt en cascade)

Et dire qu’il y a même des potes qui te narguent en rentrant du Québec, Norvège, Islande et bientôt Patagonie. Ah ! Bande d’enfoirés ! Gardez bien vos photos, je ne veux plus voir un bout de glace sinon je fais un malheur !

 

Bon allez, fini la psychanalyse, j’ai déjà rangé le matos de cascade depuis un mois, çà m’a permis de ressortir les chaussures de course en montagne. Rendez-vous donc pour le Salomon Endurance Pro 2007 challenge, çà ne vas pas rigoler, je vous le dit !

Et puis j’annonce : 2007 sera l’année de l’équipement, 300 points prévus à poser, j’vous l’dit qu’le perfo va fumer, RdV en automne pour l’inauguration privée !!! Voies de 60 m en dévers sur colos de 7b à 8? Seront au programme du Gaëtan Roc Trip. Restez vigilant : plus d’infos sur ce blog dans les mois à venir.

 

 

A l’hiver prochain …

Vive la cascade de glace,

Gaëtan.

Le SANGLIER

Publié: 02/12/2007 dans Hobbies
– "moi" : Allo ? T’as vu la météo pour ce week-end ?
– "un collègue" : Ouai, pas top, grosses pluies de partout, on fait quoi ?
– Bah, je sais pas, j’ai prévu de monter en courant au col du Coq samedi mais dimanche je grimperai bien.
– Oui mais dimanche il fait mauvais, on va grimper en salle ?
– Bof, si c’est pour respirer de la magnésie çà ne me dit pas trop. çà te dit d’aller muler au SANGLIER ??
– Carrément !
– OK çà marche ! à dimanche !
 
 
Et voilà comment on réussit à occuper intelligemment sont week-end par mauvais temps au lieu d’aller au cinéma et d’aller respirer de la magnésie en grimpant sur de la résine !
Bon, certes il faut être motivé pour se taper le samedi 3h de course à pied pour 1300 m de dénivelé et 20 km, le tout sous la pluie au début et puis ensuite la moitié sous la neige et dans 20 à 30 cm de neige; mais çà fait du bien de ne pas rien faire (pas très Français çà). Surtout que dans ces moments là tu croise personne, çà fait plaisir.
 
DONC, dimanche, journée bourrinage intensif au SANGLIER !!!
çà faisait longtemps que l’on attendait un week-end pourri pour y aller, c’est avec J-B et Guillaume que j’y suis allé.
– Première voie en JMB5 (J’ai Mal aux Bras, un JMB5 vaut un M6 et ainsi de suite) pour reprendre les sensations : "ha oui, c’est vrai, il faut fermer le bras et gainer ! OK, pas de soucis, çà va muler !!"
– Ensuite, c’est parti pour le bourrinage, je part en repérage dans un JMB8, car à vue c’est infaisable, les trous sont invisibles. J-B part aussi en même temps en repérage (pas facile) dans un autre JMB8.
– J’enchaîne donc après mon JMB8, voie de base pas compliquée mais qui chauffe bien quand même (Guigui, la fera flash ! après un gros combat, mais c’est pas mal pour une première fois (il sont fort ces grimpeurs de 8 !)).
– On échange les voies et j’essaye l’autre JMB8 flash, et là c’est le drame… Je tord complètement la lame du Quark Ergo dans le crux où il faut bourriner sur une inversée, peut-être un peu trop bourriné … Bon bref, avec les Nomic c’est ensuite passé. Mutant cette section sur inversée.
– Les autres réessayent ces deux JMB8, et sont bien fatigué après çà. Moi j’ai bien envie d’essayer plus dur. Donc objectif JMB9, mais sans les Quark Ergo (je les ais tordu) et les Nomic (Chris est parti avec) … ce sera donc avec mes bon vieux Quasar des années 90, sans ergos et petites cales bien-sûr !!
– Conculsion : Vraiment d’anthologie ce JMB9, gros mouv’ de malades dans un gros dévers avec très peu de pied (gros gainages), là il faut carrément muler comme un fou pour passer de trou en trou.
 
C’est totalement SANGLIER spirit, "si t’es pas mort, envoi plus fort" ou encore "advienne que bourrine", bref, vous l’avez compris, si tu ne geule pas en faisant les mouv’ c’est que c’est trop facile pour toi. En tout cas, çà c’est du projet !! On reviendra mon SANGLIER, t’inquiète pas !
 
 
Bourriner bien,
Gaëtan.
Qui l’aurai cru, grimper à St Léger en plein mois de janvier !!
 
LE week-end le plus mythique de ma vie de grimpeur au secteur l’Andalouse en face sud et en T-shirt, mutant …
Je n’ai jamais vu une telle concentration de voie majeures et longues.
Il faisait tellement chaud que j’ai dormis la nuit seulement avec mon sursac, n’importe quoi ces températures.
 
Donc, vraiment énorme ce secteur, 40 m de haut pour une quinzaines de voies sur rocher majeur, réglettes franches et sculptées, rocher à picos et à gouttes d’eau à gogo et tout çà pas patiné, le nirvana. Plus anthologique tu meurs !! J’ai presque plié tout le secteur entier tellement que c’était dément. Toutes les voies à vue jusqu’au 7c et un 7c+ flash, mortel ! Pile poil mon style, petites réglettes et léger dévers.
 
 
Bref, la classe ce secteur ! Mais bon, y pas à dire la glace c’est quand-même mieux, pourvu que le froid persite par Belzébute !!
 
 
Advienne que bourrine,
Gaëtan.

Ice Climbing Ecrins 2007

Publié: 01/15/2007 dans Hobbies
Pour cette 17ème édition de l’Ice à L’Argentière la Bessée c’était la cata au niveau des conditions générales des cascades de la région.
3 cascades à Freissinières
12 cascades au Fournel
Donc une quinzaines de cascades dans le coin sur les 50 habituelles.
 
Bref, trois fois moins de cascades mais du coup trois fois moins de participants pour toujours la même organisation. Du coup l’ambiance était très sympa et chaleureuse avec cette année une nouveauté, un bivouac le samedi soir. Spectacle artistique, bouffe autour du feu et projection d’une vidéo démente de cascade par Damilano puis dodo sous des énormes tentes d’expé.
Il faut aussi dire que les projections de films de montagne sont toujours démentes avec le festival de BANFF qui envoi du gros, mythiques toutes ces vidéos !!
 
Je suis donc allé faire Délicados jeudi et Le monde des glaces vendredi avec Chloé (qui a fait sont premier 5+ en tête), Le nain des ravines samedi avec Stéphane et Camille (qui a fait sa première cascade). Et pour finir le dimanche, petites moulinette le matin pour Camille et Stéphane sans piolets, et l’après midi grimpe à St Crépin avec Chloé en plein soleil en T-shirt !!!!!!!
 
CRAQUAGE TOTAAAAAAAAAALLLL !!! Je n’ai jamais eu aussi chaud en cascade, approches et descentes presque torse nu !!! Saperlipopette, que ce passe t’il ! En novembre çà faisait déjà 8 mois que j’attendais la glace et depuis, rien, 2 mois dans l’espectative et seulement 7 cascades
J’ai donc craqué, voyez vous même sur l’album photos "Rhààààààà !!!"
Je n’en ferai aucun commentaire.
 
 
Nom d’une pipe en bois ! Je crois que cet hiver va se passer au Sanglier, j’vous dit, on va devenir de vrai mulets !
 
 
 
Allez, il faut que je tienne bon, sinon çà va mal finir,
A+ en dry tooling ou sur les falaises sur-chaudes,
Gaëtan.

La Glace …

Publié: 12/07/2006 dans Hobbies
Par Toutatis !!
 
C’est quand qu’il fait froid ??
Bon, tant pis, sans la glace on ira tater du rocher avec nos pioches.
Rendez-vous à La Grave ce week-end pour les 6èmes rencontre de "cascade de glace" : http://www.lagrave-lameije.com/cascades/
 
Chauffez vos biceps !

6 Jours dans le Tarn

Publié: 11/03/2006 dans Voyages

6 Jours dans le Tarn :

 

Départ samedi 28 octobre au matin de Grenoble, arrivé aux troglos à 14h après un petit voyage dans la break bourrée à fond de Pti’ Ben accompagné de Guillaume (le Savoyard), Yoan et Guillaume ainsi que moi-même.

Enchanté par les couleurs d’automne et par le cadre de ces gorges j’ai préféré faire un petit tour à pied dans celle-ci des Vignes à La Malène pour revenir par Causse Sauveterre en passant par le point sublime, Magique : 24km, 1400m de dénivelé.

Ensuite deux jours de grimpe à l’Amphi, Tennessee et au Navire pour un 7b+ (Tatopani) au premier essai et un 7c au deuxième. Journée "chaude" à Tennessee J !

Puis jours de repos, pour les bras en tout cas. Au programme : 57km entre Causse Méjan et Sauveterre avec une liaison de 13km en voiture afin d’éviter la descente des gorges, mythique mais de trop pour mes petits genoux. Le tout pour 1700m de dénivelé avec retour par Tennessee pour encourager mes camarades (Yo enchainant Les ailes du désir, 8a, 50m). Trop bon.

Le lendemain…Pas de croix…Essai à vue dans un 7c, Le théorème de Thalès au Trésor du zèbre et des essais dans un 7c+ (Les nouvelles plantations du Christ à Tennessee) écourtés par la nuit (çà le fera la prochaine fois). De tout façon çà se saurait si il était possible de faire un 7c+ après avoir couru 60 bornes la veille !

Bref, après une nuit de repos fraîche, le dernier jour arriva. Après un échauffement dans les voies courtes mais jolies du secteur Arc en ciel nous nous sommes dirigé à L’Oasif. Essai de "Démolition anale", 7c, grosse section bloc au début (une fois n’est pas coutume) dans un bon dévers pour finir dans un grand léger dévers en "6c" assez espacé. Après de bons bourrinages pour déchiffrer la première partie et deux bons essais la première section bloc est rapidement enchaîné sans la méthode "rando" de GuiGui, ensuite gros combat de délayage pour finir la voie, qui a dit que la suite était facile ?! Je confirme, l’essai du Cosovard me réussit toujours bien.

 

En résumé, super séjour dans le Tarn avec une ambiance entre potes démente accompagné de Corentin, Ludovic, Lucas et Nils nous ayant rejoint lundi. Séjour, de plus, très complet, les jambes et les bras s’en souviendrons, la preuve que l’on peut avoir un niveau modeste dans plusieurs sports tout en se faisant plaisir.

 

@+ pour de nouvelles aventures,

Gaëtan.

Trail du Tetras Lyre

Publié: 10/03/2006 dans Voyages

Parce que dans la vie il n’y a pas que l’escalade qui compte …

 

Il y a aussi la cascade de glace, le VTT et bien sûr la course à pied !

 

Ce samedi 23 Septembre 2006, motivé par JF, nous nous somme alignés au départ de la course mythique du Tetras Lyre sur les balcons Est du Vercors.

Départ à 9h de la petite commune de Saint-Andéol.

Et c’est parti pour 39km de bonheur dans les forêts du Vercors. Dans un premier temps nous laissons les "pros" gambader devant pour pouvoir prendre le temps d’admirer le paysage et les chemins pittoresques mais aussi et surtout pour se reposer. En effet çà montait bien raide dès le départ ! Déjà entrain de marcher je me disais ! Puis un petit plat bien roulant suivi, histoire de chauffer un peu les poumons après avoir chauffé les mollets à la montée. Ensuite, comme après une montée il y a malheureusement la descente, mais bon, çà allait encore. Et après … un chemin légèrement ascendant sur quelques kilomètres, de la régalade !! Enclenchement du régulateur de vitesse, pilote automatique de suivi de chemin et c’est parti pour une montée démente. Les virages n’en finissaient plus et le sommet de cette petite colline se faisait tout de même attendre. Suivi ensuite une descente cassante mais ensuite superbe dans les sous-bois. Quelques kilomètres de légère montée nous conduiront sur le premier ravitaillement après 17 km de ballade. Les jambes commencent à se faire sentir mais je suis en pleine forme, comme l’avait conseillé l’ouvreur au départ. Cela me mets en confiance pour la suite même si nous avons pas mal traîné sur cette première partie, en effet, à ce moment nous figurons parmis les dix derniers, mais le but était de terminer pas de faire un "chrono".

La suite nous mène à un colu par une montée continu mais longue, nous avons pas mal marché pour essayer de gérer la forme pour la dernière ascension qui était annoncée difficile. Puis, encore, une satanée descente, droit dans une piste de ski, mutante … Ensuite une partie bien roulante et vallonnée où j’en ai profiter pour accélérer un peu, histoire de faire un peu défiler le paysage et de se faire plaisir quand-même. Arrivé au dernier ravitaillement, nickel, je me sens confiant pour la suite, je sais que c’est là que je pourrai lâcher du leste et enfin dérouler les jambes.

Gros ravitaillement pour une montée infernale, au ralenti, mais tout seul cette fois tout seul. JF commençant à être un peu fatigué, j’en ai profité pour continuer à mon rythme. Et là, dans cette montée de 600m de dénivelé, en marchant rapidement (trop raide pour courir après 30km dans les jambes), j’ai doublé une dizaine de personnes, facile quand on a trottiné tout le début. Bref, j’étais quand-même content d’arriver au sommet de cette montée. La suite, une traversée démente des balcons Est, et là, c’est de la pure régalade ! Tu te dis que les grosses montées sont finies, donc place au bourrinage !! Interdit de marcher, je me suis même vu entrain d’accélérer et de relancer dans les montées, une période de transe physique où on oubli la douleur et où tout devient facile, mythique … Quand le mental prend sur le physique, c’est rare mais cela s’apprécie et ne s’oubli pas. Cà arrive quand on arrive à la limite de son corps, le but ultime de tout sportif. Mais arrivé à un moment il faut redescendre sur terre car après la montée il y a … la descente, cette p… de descente, presque gerbante, interminable. Là on avance au mental, et c’est lui qui fait la différence sur la fin, encore un petite montée, on se dit que c’est fini, on donne tout et c’est les dernières marches avant l’arrivée qui sont gravies deux par deux après 6h d’effort et 2000m de dénivelé.

30 min après arrive JF après un bel effort et pas dernier ! Le premier aura mis 4h, mutant.

 

En bref, le trail du Tétras Lyre c’est top classe.

Et je terminerai par dire : La montée c’est bien, la descente c’est moins bien !

 

Allez, bonne course,

Gaëtan.

 

 

PS : tous les résultats et détails sur http://monsite.orange.fr/traildutetraslyre

 

Grimper en Allemange : MYTHIQUE !!!!!!!
 
 
Petit trip de trois jours en Allemagne de l’Est avec François.
 
Nous avons grimpé le premier jour au hasard à Ochelwand, tout seul. Un cadre sauvage et enchanteresque, tellement sauvage qu’il n’y avais pas d’équipement mais heureusement que nous avions quelques friends.
 
Le lendemain, direction un secteur sympa : Bielatal. Et là surprise ! Nous sommes dans un parc naturel de la Suisse saxonne, donc, équipement, friends, coinceurs et magnésie interdite. Nous restons bouche B, hier nous avions utilisé tout cela car nous étions tout seul, mais ici il y a plein de grimpeurs, t’as pas intérêt à sortir tout çà ! Heureusement que nous avions rencontré des Allemands à l’auberge (ceux qui nous ont amené à ce site) car ils nous ont prété 5 ou 6 bout de ficelles pour faire une voie : Premier point (gros clou planté dans le rocher) à 6m dans du dévers bien gras puis plus rien dans une fissure facile mais pas facile à protéger, j’ai quand même réussis à poser un bout de sangle coincée dans une fissure 8m plus loin puis une micro-lunule couplé avec un cravattage de cailloux 10m au dessus de la sangle coincée, ensuite plus rien jusqu’à un bécquet pour faire le relais 10m au dessus. Bref, que d’émotion … ce sera d’ailleur ma seule voie en tête de la journée (à part la première qui était du 5 et où je n’ai pas mis de protections), le reste de la journée sera réservé à la moulinette sur les énormes anneaux utilisés pour la descente en rappel.
 
Et le dimanche grimpe à Bastei, lieu de naissance de l’escalade en Allemagne : Vraiment Mythique !!! Et idem, pas d’équipement et uniquement des cordelettes admises, mais les Allemand qui nous avaient prété les cordelettes n’était pas venus ici, il a donc fallu trouver une voie faisable avec trois sangles. Heureusement je me suis lancé héroïquement dans une voie de 50 qui était plus ou moins équipée (trois clou dans la voie), c’était du 6 mais tu ne fait pas le malin quand arrivé à mi-hauteur il n’y a plus de points ! Allez, Force et Honneur ! Encore une belle journée de moulinette qui s’annonce !
 
Bouts de ficelles et morceaux de sangles suffisent à progresser sur ce rocher gras et sabloneux, tout çà sans magnésie bien-sûr ! Gros coups de taquets en perspectives !
C’est çà l’escalade en Suisse Saxonne, histoire de préserver le rocher l’utilisation de spits, coinceurs, friends et tout autres engins mécaniques sont VERBOTEN, même la magnésie est interdite. De la grimpe pure et dure au taquet avec les mais grasses et un bout de ficelle coincé par le noeud 6 mètres plus bas : MYTHIQUE !
 
Cadre magnifique et sauvage, çà donne envie d’y retourner, avec les ficelous cette fois.

   Voie de la vire

(La Sure, Vercors)

 

 

À la Sure d’Autrans (Vercors), grande vire médiane, partant du Sud-est vers le Nord-ouest, grande voie de 1300m de long pour une hauteur moyenne de falaise d’environ 250m, en niveau ED, en TAP.

 

Approche : D’Autrans, prendre la direction de la station de La Sure, se garer au tunnel du Mortier (1389m), le traverser (frontale utile), en sortant du tunnel prendre tout de suite à droite une petite sente qui part dans la forêt à courbe de niveaux, elle rejoint la falaise. Longer la falaise par des petits sentiers de chamois pendant à peu près 1h30, passer un marquage forestier rouge (B→), puis (MRC+) on traverse un grand pierrier puis un autre plus petit avec des gros sapins morts explosés, l’attaque se situe 100m plus loin, monter dans un couloir assez raide (ski coincé dans un arbuste) pour rejoindre le départ de la vire où un cairn s’y trouve (1315m).

 

Description de la voie :

L1 : 150m environ, progresser en corde tendue (20 à 30m conseillé), puis du 3 sur une vire assez large, relais sur arbre.

L2 : 100m environ, progresser en corde tendue, puis 3, relais sur un arbre.

L3 : Départ de l’escalade, traverser de 50m, 4 points, 5, faire attention à l’arbre mort instable.

L4 : 60m corde tendue, descente de R3 puis remonter le pierrier pour faire R4 sur le sapin.

L5 : 50m, R5 sur le dernier arbre.

L6 : 50m, 5, passage de deux murs raides entrecoupés par une vire large.

L7 : 35m, 4, sur la fin petit rappel de 5m sur une vieille corde, 1 point. Le premier se fait mouliner vers R8 et le second aussi sur un mousqueton à laisser par les prochains répétiteurs.

L8 : 53m, 4, remonter le pilier puis suivre la vire, relais après un bosquet d’épineux, 2 points.

L9 : 50m, 5, continuer sur la vire, 6 points.

L10 : 50m, 3, R10 sur sapin, 0 point.

L11 : 40m, 3, R11 sur sapin avec une vielle sangle.

L12 : 25m, 5c, départ au dessus de R11, rétablissement avec de bonnes prises,  0 point.

L13 : 45m, de R12, redescendre de 2m puis 6a/A0, après la partie bien équipée prendre la vire du haut, 8 points, R13 sur un bombé.

L14 : 45m, 5, dans un passage technique au début puis passage dans l’herbe, R14 au dessus d’un gros caillou, 2 points.

L15 : 25m, 3, R15 sous la grande grotte, 0 points.

L16 : 45m, 6a/A0, départ sur la vire puis passage en A0 puis monter sur la vire, 9 points.

L17 : 40m, 5c, vire puis passage raide puis d’escalader puis remonter, 2 points.

L18 : 50m, 5a, monter au dessus du relais par la gauche, relais dans un bombé supérieur, 1 point.

L19 : 25m, 5a, R19 sur une petite dalle sous le surplomb, 0 point.

L20 : 40m, 6a/A0 descendre sous le relais par la gauche puis traversé descendante (suivre les points), 14 points.

L21 : 40m, 5c/A0, 7 points.

L22 : 15m, 6b/A0, monter droit au dessus de R22, 3 points.

L23 : 40m, 6b/A0, 6 points.

L24 : 35m, 5, monter au dessus du relais en le contournant par la gauche puis traverser sur la droite en direction du sapin pour le dernier relais, 2 points.

La fin se fait en corde tendue en longeant la falaise par une sente de chamois, 150m, 0 points.

Sortie à 1598m.

 

Descente :

Rejoindre le chemin de la Sure qui se trouve à 10m de la sortie (balisage jaune et vert) et le descendre vers l’Ouest (suivre les balisages direction tunnel du Mortier). 35 min de descente.

 

Rocher :

Bon, calcaire compact. Mais comporte des passages humides, faire la voie après au moins deux jours de grand beau temps, la falaise passant à l’ombre à 11h elle sèche doucement.

 

Equipement :

Bon mais hétéroclite, (goujon de 10mm, cheville de 10mm, plaquette alu, bout de chaîne, pitons, vis) relais généralement sur 2 points (goujon et cheville) ou sur un arbre.

Attention prévoir une grosse journée d’escalade, entre 8 et 10 heures, être bien sur du beau temps car pas d’échappatoire possible.

Goujons de 10mm donnés par Promogrimpe, chevilles de 10mm donnés par Jean-Claude Astolfi et perforateur prêté par la SARL Raymond.

 

Equipeurs :

Equipé du bas par Brieuc et Gaëtan RAYMOND en 5 sorties de 2003 à 2006 et répété le lendemain de la dernière sortie.

 

Matériel :

15 dégaines, corde de 50m, cordelettes pour lunules et relais, 1 jeu de coinceurs moyens, 1 jeu de friends complet, pas de pitons et beaucoup d’énergie !

Prévoir beaucoup d’eau et du ravitaillement comme en grande course de montagne.

 

Interêt :

Voie d’ampleur de difficulté moyenne ne présentant pas de longueurs "extrêmes". L’intérêt de cette voie se résume plutôt comme une grande ballade horizontale parsemé de passages rocheux où l’ambiance se fait exceptionnelle.


 

 

La Sure !!!

Publié: 08/29/2006 dans Voyages
Trop bon,
 
Et de deux ! Encore un big project qui s’est réalisé.
Celui là aussi çà faisait bien 3 ans qu’on était dessus avec Brieuc (le fréro).
Après avoir équipé le samedi les deux dernières longueurs du haut (exceptions de la voie entièrement équipé du bas) nous avons parcouru entièrement la voie le dimanche.
14 h nous aurons fallu pour gravir cette voie (de parking à parking) de environ 1000 m. Les futurs répétiteurs ne devrai pas mettre plus de 10 h car je voulais récupérer mes pitons (une vingtaine) et remplacer ceux qui sont indispensable par des chevilles de 10 mm, crevant.
Bref, cette voie sûrement coté ED (voir le topo prochainement) est une vire ascendante qui raye de part et d’autre la face de la majestueuse Sure. Pas moyen donc de poser des stats pour aller équiper du haut et avec 1h30 de marche d’approche, autant vous dire qu’il en a fallu bien des sorties pour la finir cette sacré voie. Surtout que la majeure partie des passages rocheux se fait en artif (A2 max).
C’était vraiment classe, de la grande aventure : tu crois que çà passe ? par en haut ou par en bas ? C’est tout lisse, il faut que je mette une cheville. Fait gâfe ! je suis sur un friend instable ! C’est improtégeable, il faut que j’engage. Ne tire pas trop, c’est sur-péteux ! Pu… je ne peux pas protéger, je n’ais plus le friend qu’il faut ! Fait Ch… ce sac, trop lourd ! Regarde sur Grenoble il pleut, il faut que l’on se dépèche de rentrer, sinon on va être coincé par les dalles glissantes !! Je n’ais plus de bateries, je suis tacquet, je ne peut rien mettre pour me protéger !!   Tu y vas ou j’y vais ? je ne sais pas, çà à l’air d’être dur ……….. Et bien d’autres moments qui resterons ancrés dans notre mémoire, c’est çà d’équiper en TA !!!!
 
Bientôt les photos avec le topo, en attendant, faîtes gâfe à vous et grimpez bien,
Gaëtan.