Asolo est un fabricant de chaussures 100% Europe, imaginées et conçues en Italie, produites en Roumanie.

Asolo couvre toutes les activités outdoor, hors Trail de l’alpi à la balade, en passant par la marche d’approche, l’escalade sur glace, le trek…etc…Peu de fabricants couvrent autant de pratiques.

Depuis 2012, la marque commercialise la chaussure Eiger GV, parfaite pour la cascade de glace mais aussi pour l’alpinisme (400 euros).

patrick_berthet_02/2013

patrick_berthet_02/2013

Je la trouve très légère (1600g la paire) et bien chaude pour ce modèle de chaussure technique (Gore-Tex Duratherm), j’aime bien aussi le fait qu’elle soit fine et qu’elle épouse bien le pied (un véritable avantage pour les ascensions difficiles).

Bronsonière 24/02/2012

Bronsonière 24/02/2012

J’utilise l’Eiger GV depuis deux ans et je trouve cette chaussure relativement solide pour son domaine d’utilisation.

Pour le haut-niveau en dry-tooling ou en mixte déversant j’utilise depuis cette année le nouveau modèle de la Comp XT Petzl (440 euros).

Trou du jour, D11

Trou du jour, D11

C’est une chaussure ultra-légère (1300g la paire avec les crampons) avec une semelle en carbone qui assure une parfaite rigidité indispensable en dry-tooling.

Champagny en Vanoise, 2013

Champagny en Vanoise, 2013

Grace aux nouveaux crampons Petzl D-Lynx spécialement conçu pour le dry-tooling, cette Comp XT Petzl est l’arme absolu !

Asolo est partenaire de plusieurs évènements dans le domaine (DTS Tour, ICE, Gorzderette, coupe du monde, championnat du monde jeune) et aide les grimpeurs de dry-tooling, cascade de glace et escalade suivant :
Simon Duverney
Etienne Grillot
Jessy Pivier
Jonathan Joly
Gaetan Raymond
Equipe nationale FFCAM espoir d’escalade sur glace en compétition

Equipe jeune FFCAM, Champagny

Equipe jeune FFCAM, Champagny

Merci à Asolo pour son soutien et pour continuer à toujours nous proposer mieux !

çà fait un moment que je n’ai pas donné de nouvelles, trop occupé à faire du dry…

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Et comme je n’ai toujours pas plus de temps voici un rapide résumé de ce qu’il s’est passé (pensez à cliquer sur les liens pour en savoir plus!)

–          Dimanche 6 octobre : Charbo Contest (Lyon)

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Super contest et beaucoup de monde. Deuxième séance de dry pour moi et un premier sommet de podium.

–          Dimanche 13 octobre : Barrio Contest (Haute-Maurienne, Termignon)

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Pierrot nous avait encore équipé des nouvelles voies, la voie de finale était géniale. Encore une première place.

–          Dimanche 20 octobre : Sélection de l’équipe élite (+ de 22 ans) d’escalade sur glace en compétition de la FFCAM (Champagny la Vanoise)

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Blessé au bras juste avant à cause d’une mauvaise chute en trail une nuit de pleine lune, je me décide au dernier moment d’y participer. Çà tombe bien car je fais désormais parti de l’équipe !

–          Samedi 26 octobre : Première étape du DTS Tour aux Bourettes (05, Dévoluy)

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Enfin une étape aux Bourettes qui se déroule au soleil !

–          Samedi 2 novembre : SATI Dry Day, compétition festive de dry (Vercors, Méaudre)

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Un super événement encore une fois, l’ambiance était vraiment au top grace à toute l’équipe de la SAT ! Avec Marion on a fait une belle équipe mixte !

–          Samedi 9 novembre : Deuxième étape du DTS Tour à Quintal (Annecy) NOUVELLE FALAISE !!

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Quintal c’est LA falaise de dry à la mode de cet hiver 2013/2014 ! Il y avait du monde et la voie de finale a offert du grand spectale.

Un article dans Montagne magazine à ce sujet : http://www.montagnes-magazine.com/actus-mi-chemin-dts-tour-2013-etape-quintal

–          Samedi 16 novembre : Fête du dry au Zoo (Sallanches). Organisée par la DTS Team.

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Toujours énormément de monde au Zoo. Avec la DTS team on a concocté des épreuves un peu spéciale (grimpe avec un sac rempli de cailloux, grimpe en basket, concour de lovage de corde, escalade/dé-escalade, dry avec des piolets droits…)

–          Samedi 30 novembre : Troisième et dernière étape du DTS Tour à l’Usine (Grenoble)

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C’est toujours l’évènement dry de l’année. Cette année encore plus avec une buvette/restauration, démo de highline et deux nouvelles voies ainsi que des voies originales proposés. La finale de nuit a été le clou de la soirée, éclairée et ambiancée par Petzl.

**Un reportage sur Télégrenoble à ce sujet (à 7min35) : http://dai.ly/x18anag **

–          Samedi 7 et dimanche 8 décembre : Rassemblement au Trou du jour (Suisse, Crans Montana).

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Le trou du jour c’est vraiment un site que j’apprécie tout particulièrement pour son coté technique mais il y a un peu tous les styles (avec un peu de glace!). Une vidéo d’Octave pour vous donner un aperçu :

–          Samedi 20 et dimanche 21 décembre : Stage d’entraînement avec l’équipe nationale, tour de glace de Champagny en Vanoise.

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Un super weekend qui nous aura permis de reprendre ses marques en grimpe sur structure artificielle. Très bonne entente avec l’équipe espoir, c’était cool de grimper tous ensemble.

–          Samedi 4 janvier : Kandersteg Ice climbing festival, contest de dry (Suisse)

Je n’y suis pas allé pour cause de bras encore douloureux mais PAK a bien représenté la France avec une 4ème place !

–          Samedi 17 janvier : Contest de dry-tooling à l’Ice Climbing Ecrins, Toit des chèvres.

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Une découverte pour moi de ce site, bien sympa avec des voies variés de D4 à D10. Pas facile pour reprendre le dry après 3 semaines de convalescence, une 4ème place quand même. Super ambiance encore une fois.

Et pour finir quelques vidéos que j’ai oublié de partager…

**Une présentation du dry-tooling sur Télégrenoble (à 11min50) : http://dai.ly/x15p9dv **
**Une présentation de la cascade de glace et du dry-tooling en direct sur L’Equipe 21 : http://www.lequipe21.fr/emissions/menu-sport/diffusion-16-janvier-7c88df6744ds.html 

Pour la suite c’est les coupes du monde d’escalade sur glace les trois weekend d’affilés :

  • Suisse, Saas Fee. 24 et 25 Janvier
  • France, Champagny en Vanoise. 31 Janvier et 1er février
  • Italie, Rabenstein. 7 et 8 février

Voilà, depuis le temps que je voyais cette paroi, à chaque fois que l’on descend de La Grave on la voit bien.

Ouvrir une grande voie c’est un sacré chantier, surtout en dry-tooling, du bas et tout seul… 4 jours passés à percer ce sacré rocher ultra-dur çà remet la forme pour le début de la saison de dry-tooling. Voici donc une grande voie de dry-tooling pas facile qui contre toutes les habitudes ne suit pas les lignes de faiblesses mais plutôt les lignes de forces. A chaque fois j’ai visé les murs les plus lisses et les plus déversants !

J’ai enchainé toute les longueurs sauf le premier mouv’ de L6, bien morpho. Soyez bien en forme et reposé avant d’y aller, vous aurez encore besoin d’énergie pour L6.

Dry-tooling multipitch
Dry-tooling multipitch

Bionic Agapi
Dry-tooling 220m, D11 max
Equipé par Gaetan Raymond en 4 journées du bas avec le matériel fourni par l’association DTS.

Accès : de Bourg d’Oisans, prendre direction Briançon, après la bifurcation de La Bérarde on passe dans le tunnel des Commères, se garer juste à la sortie sur la gauche (2 places) ou 200 mètres plus loin sur la gauche. On voit la paroi du parking.

Approche : Monter en direction de la paroi en contournant les filets paravalanche sur la gauche puis en suivant les 2 rue-balises rouge et blanche. Remonter le pierrier bien sur sa rive gauche pour éviter les fréquentes chutes de pierres (mettre le casque). La voie démarre par une rampe facile en terre.

Voie :
L1 : D11, 50m. La longueur la plus difficile de la voie, pas facile à l’échauffement, un grand mouvement obligatoire au milieu. 18 dégaines !
L2 : D10, 30m. Une belle petite traversé en dévers mène au passage de deux bombés, un mouv’ pas facile à la fin. Relais à droite.
L3 : D7, 15m. Une longueur de liaison, un trou caché et bouché par la terre en sortie dans la dalle (à déterrer pour les suivant).
L4 : D10, 30m. Une belle première partie bien raide puis une section naturelle avec un système de fissures menant au bombé final avec un grand mouvement sur inversé.
L5 : D8, 35m. Une grande longueur qui déroule…
L6 : D11, 30m. Un grand mur raide avec des grands mouvements. Relais à gauche.
L7 : D8, 20m. Joli rétablissement, relais sur arbre.

Retour: Garder les crampons pour traverser 50m à gauche pour rejoindre une combe. Remonter cette combe sur 30m pour prendre une sente à courbe de niveau sur la gauche qui mène à un chemin large (10min). Descendre ce chemin jusqu’à la route (D220) (2min). La route mène au bout de 2km à la D1091 puis 2km plus bas au tunnel (30min sans auto-stop).

La saison de dry-tooling commence bien !

  • Résumés des deux premiers contests de dry-tooling de la saison que je remporte.
  • Sélections pour l’équipe nationale d’escalade sur glace en compétition dont je fais maintenant partie.
  • RDV ce 2 novembre pour le contest à l’Abattoir

Lien  —  Publié: 10/30/2013 dans Uncategorized

Affiche DTS Tour 2013

Affiche DTS Tour 2013

Çà y est, les feuilles commencent à jaunir et les nuits sont fraîches. Tant de signes qui ne trompent pas, c’est belle et bien la saison de dry-tooling qui pointe son nez. L’année dernière nous avions eu 2 événements « Dry » de plus par rapport aux 4 de l’année précédente et cette année il y en aura encore 2 de plus ! Soit 8 événements de contest/rassemblement de dry-tooling !! On peut en plus ajouter à çà le week-end des sélections de l’équipe national FFCAM d’escalade sur glace en compétition. Il n’est pas alors possible de nier que le dry-tooling en France est en pleine expansion, d’autant plus que le mouvement se propage par plusieurs personnes différentes. Dans les années à venir il ne sera pas donc étonnant de voir des évènements de dry-tooling en PACA et dans les Pyrénées ! Cette année attendez-vous à avoir des nouveautés, notamment pour le DTS Tour mais aussi pour les autres contests (apparemment du jamais vu dans l’histoire du dry m’a-t ’on dit !)

Pour suivre toute l’actualité du dry-tooling en direct c’est sur notre page Facebook : https://www.facebook.com/DTStour

Pour connaitre tous les détails sur le DTS Tour et le dry-tooling en France c’est sur notre site : http://www.dry-tool-styl.com/

Voici donc les dates à ne pas rater :

–          Dimanche 6 octobre : Charbo Contest (Lyon)

–          Dimanche 13 octobre : Barrio Contest (Haute-Maurienne, Termignon)

–          Samedi 19 octobre : Sélection de l’équipe espoir (13 à 21 ans) d’escalade sur glace en compétition de la FFCAM (Champagny la Vanoise)

–          Dimanche 20 octobre : Sélection de l’équipe élite (+ de 22 ans) d’escalade sur glace en compétition de la FFCAM (Champagny la Vanoise)

–          Samedi 26 octobre : Première étape du DTS Tour aux Bourettes (05, Dévoluy)

–          Samedi 2 novembre : SATI Dry Day, compétition festive de dry (Vercors, Méaudre)

–          Samedi 9 novembre : Deuxième étape du DTS Tour à Quintal (Annecy) NOUVELLE FALAISE !!

–          Samedi 16 novembre : Fête du dry au Zoo (Sallanches). Organisée par la DTS Team.

–          Samedi et dimanche 23 et 24 novembre : Repos !

–          Samedi 30 novembre : Troisième et dernière étape du DTS Tour à l’Usine (Grenoble)

–          Samedi 7 et dimanche 8 décembre : Rassemblement au Trou du jour (Suisse, Crans Montana). Rencontre avec les Suisses.

–          Samedi 4 janvier : Kandersteg Ice climbing festival, contest de dry (Suisse)

–          Samedi 25 janvier : Gorzderette (Champagny en Vanoise)

–          Samedi 1 février : Rassemblement de cascade de glace de Val Cenis, contest de dry (Haute-Maurienne)

Dry Tooling Style LOGO

Dry Tooling Style LOGO

C’est en commençant à écrire ce texte que je me suis rendu compte que les deux dernières voies (et même trois avec Oléos) que je venais de réaliser ont été équipé par Philippe Mussatto. Ce grimpeur talentueux est une référence en termes d’ouverture du bas de haut niveau en calcaire. Son bouquin est devenu une référence pour découvrir les plus belles parois calcaires des Alpes Françaises.

 

Impasse Partout, 330m, 8a

Chartreuse, Grand Manti

Topo ici

J’avais déjà grimpé là-bas il y a quelques années dans Titanic, une sacré voie soutenue et longue. Cette face m’impressionne depuis toujours, raide et dans un rocher douteux. Les itinéraires d’artif ne manquent pas mais du fait de la difficulté et de la qualité du rocher ils ne sont que rarement repris…

 

La face du Grand Manti

La face du Grand Manti

Du coup, la dernière voie de Mussatto (Impasse Partout) fait peur à cause de la réputation du rocher moyen de cette face mais aussi des difficultés aux cotations « Mussatto » (c’est-à-dire bien difficiles et techniques). C’est un peu pour tout çà que j’avais envie de faire cette voie, j’ai attendu pas mal de temps avant d’avoir confiance en mon niveau dans ce genre de grimpe. Avec Thomas on avait prévu de faire une grande voie ce samedi-là, je lui propose Impasse Partout, il me dit « t’es sûr ? Je crois pas avoir le niveau… » Pourtant c’est un très bon grimpeur dans le style mais je réussi à le motiver et il me répond « OK mais je fais que les 5 premières longueurs en tête et tu t’occupes du reste ! ». Je dis « Bingo ! », pas fou le mec, il sait bien qu’après L5 ça se corse méchamment ! Bref, un grand merci à lui, il m’aura servi sur un plateau ces cinq premières longueurs qui ne sont pas vraiment évidentes me permettant ainsi de les flasher sans trop me fatiguer.

L1 : 7a+ avec un pas au bombé, départ bien péteux.

 

L1, 7a+

L1, 7a+

 

L2, 7b+

L2, 7b+

L2 : 7b+, un pas au bombé puis bien rési et technique. Çà réveille !

 

L2, 7b+ avec un final technique

L2, 7b+ avec un final technique

L3 : 6b, RAS

 

L4, 7a+

L4, 7a+

L4 : 7a+ avec deux mouvements au bombé puis final classe

 

L5, 7b+

L5, 7b+

L5 : 7b+, dièdre en rocher moyen puis mur final exigeant avec un pas les pieds à plat.

 

L5, 7b+ au final pas facile!

L5, 7b+ au final pas facile!

Jusque-là tout va pas trop mal, l’escalade n’est pas discount du tout et le rocher moyen ne permet pas une progression rapide. Les longueurs sont quand même pas mal. Il faut savoir mesurer chacun de ses mouvements pour choisir les prises solides tout en arrivant à lire suffisamment bien le rocher pour s’économiser au maximum pour la suite :

 

L6, 8a dalle

L6, 8a dalle

L6 : 8a, dalle grise compacte avec des grands mouvements, très soutenue, très technique ! Une dégaine en place bien utile. Quelques prises légèrement améliorées. Un arrêt à la dégaine en place.

 

L7, 7c+ dévers au début

L7, 7c+ dévers au début

L7 : 7c+, dièdre déversant physique puis traversée technique, une section en dalle sous le relais. Inversé sikatée fragile, un à-vue vraiment limite.

 

L7, 7c+ dalle à la fin

L7, 7c+ dalle à la fin

L8 : 8a(+), pas évident dans un rocher difficile à lire, une traversée très difficile (j’ai pas réussi les mouvements au niveau de la dégaine fixe), puis final physique sur inversées. Un arrêt à la dégaine fixe.

 

L8, 8a(+)

L8, 8a(+)

L9 : 7b+, en légers dévers dans un rocher fracturé, la fatigue commence à se faire sentir, pas facile…

L10 : 7a+, rocher vraiment moyen

Descente en rappel dans la voie

Certains diront de cette voie que le rocher est vraiment pourri mais perso, étant natif du coin je suis habitué à ce genre de rocher et je dirais qu’il est globalement assez bon (renforcé au sika par endroits), rien à voir avec les dernières longueurs d’Oléos pour les connaisseurs (tiens, encore une voie Mussat’ grimpée dernièrement…). De plus, l’ambiance dans cette immense face est exceptionnelle !

Au final, cette voie est vraiment très exigeante techniquement et j’ai trouvé qu’il valait mieux être grand pour ne pas trop galérer dans les sections difficiles. Physiquement il faut aussi tenir la route, nous avons fini avec des crampes de partout, mal aux pieds et plus de mental du tout ! Il est vraiment très dur de grimper dans ce style, notamment à vue. Je suis très content d’y être allé, ça faisait partie de mes projets d’aventure car n’ayant aucunes infos des éventuels répétiteurs ce n’était pas évident que le rocher ne soit pas si mauvais que çà et pas évident que les longueurs ne soit pas aussi grimpable que ça. Merci aux équipeurs déterminés Benoit Peyronnard et Philippe Mussatto.

 

Khéops, 250m, 7c+

Pic de l’Aigle, Cerces

Topo de Mussatto ici

Le pic de l'Aigle

Le pic de l’Aigle

Ça faisait aussi un bout de temps que je voulais aller voir ce rocher, j’avais entendu dire qu’il y est magnifique avec des gouttes d’eau, crépis et sculptures en tout genre. La princesse de feu est la grande classique dans le niveau 6b, Khéops l’est moins car déjà plus difficile (7c+ max). C’est encore une voie estampillé « Mussatto », l’article sur son blog fait rêver « l’escalade est très technique sur petites prises (voire du crépis), au final une très belle voie, très exigeante, à la grande ambiance ». A part ça, pas d’autres infos à glaner sur le net mais la réputation de ce pic majeur et de l’ouvreur ainsi que la perspective des 7c+ en crépis m’ont motivé à y aller user la peau de mes doigts. Pour cette grande voie il me fallait par contre un « Joker », quelqu’un léger capable de voler de prises en prises microscopiques, j’ai nommé Nico Pelorson. Plutôt un habitué des blocs et des voies courtes teigneuses, j’avais quand même confiance en lui dans ce genre de grimpe vu la marge qu’il a dans ce niveau. Mais même si les cotations ne sont pas si difficiles, la grimpe est vraiment exigeante à vue et les cotations pas du tout données. Il voulait faire du « à vue » et bien il sera servi ! Cependant, une zipette dans la première longueur en 7b+, une section bloc dans le 2ème 7c+ et la dernière longueur en 7c auront raison de lui, il faut avoir du volume pour faire des grandes voies !

L’escalade est vraiment technique sur des grand murs en crépis, çà ne déroule pas du tout, on est perdu dans un océan de microprises qui croustillent sous les pieds et qui est très difficile à déchiffrer pour les mains. Les prises en gouttes d’eau, crépis et autres sculptures sont vraiment classes, les mouvements sont majeurs dans les grand murs raides soutenus.

L1 : 7b+ qui surprend, une section vraiment pas évidente à vue (prendre à droite quand la voie se sépare).

L1, 7b+ qui remet les compteur à 0 direct !

L1, 7b+ qui remet les compteur à 0 direct !

L2 : 6c court et joli mur raide sur grosses prises

L3 : 6b. Une grande traversée sur les vires à droite, pas évident sous le relais (ne pas tomber…) Le relais est au-dessus d’une vire vraiment à la base du mur raide.

L4, 7b+(c) dans le mur infini de crépis

L4, 7b+(c) dans le mur infini de crépis

L4 : 7b+(c) Là on rentre dans le vif du sujet, un grand mur de crépis où il faut s’appeler Champollion pour arriver à le déchiffrer sans se mettre taquet. Trois gros combats en pur style « je me frotte de partout sur ce rocher scratch ! » Vraiment pas évident à vue, les pieds dérapent et les mais crispent d’infimes bouts de crépis tenant par miracle, de la grande varappe !

L4, 7b+(c) soutenue jusqu'au relais!

L4, 7b+(c) soutenue jusqu’au relais!

L5 : 7c+ Un départ bien physique en léger dévers puis très soutenu avec un final bien bloc pieds à plat et obligatoire sous le relais (7b+ obl.). Lecture moins difficile dans un rocher plus conventionnel.

L5, 7c+

L5, 7c+

L6, 7c+ avec un départ corsé

L6, 7c+ avec un départ corsé

L6 : 7c+ Un départ en traversé technique sur micro prises imposés suivi d’un mur vertical mythique sur micro gouttes d’eau juste là où il faut. Complètement collector !

L6, 7c+

L6, 7c+

L6, 7c+ (petites prises...)

L6, 7c+ (petites prises…)

L7 : 7b Après une première moitié qui déroule sur du rocher piranha majeur on arrive à une section beaucoup moins prisue jusqu’à un dièdre déversant. Ne pas faire relais sur les deux spits au niveau du becquet, continuer jusqu’au-dessus du dièdre

L7, 7b

L7, 7b

L7, 7b avec un rocher toujours aussi sculpté !

L7, 7b avec un rocher toujours aussi sculpté !

L8 : 7c La longueur qui fait mal, il faut vraiment avoir du volume et de la marge pour arriver à s’en sortir. Une traversé ultra-difficile suivi d’un mur raide bien rési et pas du tout évident !

En bref, c’est la grande voie la plus soutenue que j’ai grimpé, il faut vraiment être au niveau des difficultés, déjà pour passer et ensuite pour se faire plaisir. La grimpe « à vue » y est très exigeante, il vaut mieux avoir l’habitude de ce style de grimpe : technique, très difficile à lire et soutenu dans les longueurs de 40m. Avec un peu plus de passage l’escalade deviendra vraiment tip-top mais là le crépis qui roule sous les pieds et qui craque sous les doigts ne rend pas la grimpe plus facile ! Le coin est super joli et paisible, idéal pour les chaudes journées d’été et l’accès en 15min par le camp des Rochilles ne vous donne plus d’excuses pour ne pas y aller !!

Pour commencer dans la bonne humeur, une super vidéo du Team Les Collets sur l’Ice climbing Ecrins :

Il est trop fort ce Gilles !!

De plus je vous conseille de lire l’article de Jeff sur les réalisations marquantes de cet hiver : http://jeffmercier.blogspot.fr/2013/03/voies-mixtes-tres-dures-etats-des-lieux.html
Je rajouterais à ça la première réalisation féminine du D14 Iron Man à Eptingen (Suisse), les multiples répétitions de la Massue (Sixt Fer à Cheval) et l’ascension du Flocon de Koch (Fressinière).

**Encore une très belle saison d’hiver 2012/2013 qui a conjugué parfaitement la première période de dry sans neige pour skier ni rocher sec pour grimper puis la deuxième période de compétitions sans glace pour faire de la cascade et pour finir trois semaines de folies où l’on ne savait plus où donner du piolet !

Patrick Berthet, 300m, M8, WI5+
Vallée de Malaval, Lac du Chambon

la glace descend trés bas dans le M7, immense !!

la glace descend très bas dans le M7, immense !!

Ça faisait des années que je voulais la faire celle-là ! C’est une très très belle cascade avec une belle première longueur de glace et deux longueurs super classe de mixte au milieu !

Octave dans le début du M8

Octave dans le début du M8

Merci à JB et Mathieu pour le rééquipement complet.
Ici mon topo :

Topo cascade Patrick Berthet

Topo cascade Patrick Berthet

Pas besoin de friends ni de coinceurs, les deux longueurs de mixte sont entièrement équipé de spits. Pour la descente, rappel du dernier mur puis traverser les vires/pentes en rive gauche pour rejoindre le couloir menant au pied de la cascade.

New generation, 300m, D8, WI6
Vallée de Fressinière, Gramusat

Octave dans le M7

Octave dans le M7

Equipée l’année dernière par Deg et Jon, ce fut la cohue dedans l’hiver dernier. Il faut dire que la première longueur de dry est complètement collector ! La plus belle longueur de dry du secteur. Cette année, pas de trace devant nous, le grand luxe ! La première longueur de dry (D8, 30m) est super majeure, partiellement équipée il ne faut qu’un petit jeu de camalot du 000 au 3 pour compléter. Super fissures à lames, très belles réglettes crochetantes et des pieds là où il faut ! Le bonheur, on avance sereinement.

Je me régale dans le D8

Je me régale dans le D8

La deuxième longueur de mixte est un peu plus facile (M7, 20m), une traversé en dévers sur gros bacs pour rejoindre la glace. Ensuite on termine par 60m de glace avec une première partie bien difficile avec des passages de méduses en dévers à nettoyer, un gros grade 6 lors de mon passage ! Trop classe !

C’est chouette, 150m, WI5, M4
Ouverture avec Nicolas Favresse le 26/02/2013
Bourg d’Oisans, mur du pontet

Le mur du Pontet à Bourg d'Oisans

Le mur du Pontet à Bourg d’Oisans

Les cascades du secteur du Pontet n’ont été grimpable que 3 ou 4 fois en 20 ans et je n’avais jamais vu cette ligne d’aussi bien formé à droite de Marius ou Margueritte.

Une bonne année en 2009 à gauche et une année exceptionnelle à droite en 2013

Une bonne année en 2009 à gauche et une année exceptionnelle à droite en 2013

Facile mais vraiment rare il fallait absolument que j’y aille ! Bon, la première longueur n’était pas assez épaisse pour mettre des broches quand même…

L1 improtégeable

L1 improtégeable

Mais ça valait le coup, la troisième longueur est vraiment sympa et bien raide, en regardant vers le bas on voit bien la coulée étroite de 5 ou 6 mètres que l’on est en train de gravir.

au départ de L3

au départ de L3

en plein dans L3

en plein dans L3

Pour la sortie, heureusement que j’avais mon joker, spécialiste du rocher pourri et terreux, Nico fera le premier passage après un peu de nettoyage…

L4 dans du "chouette" rocher !

L4 dans du « chouette » rocher !

Chez Toine, 250m, D7, M7, WI5
Lac de Montriond

Le départ de Chez Toine

Le départ de Chez Toine

Une super ligne à recommander vivement ! Tout est largement bien équipé de spits. La première longueur en dry n’est pas si difficile que çà mais le rocher parfois délité ralenti la progression mais cette longueur est sympa quand même (M7).

L1, M7

L1, M7

On arrive alors sur une vire avec un relais facultatif que j’ai shunté. On traverse alors cette vire avec de la glace (sympa) pour rejoindre une pure fissure sur quelques mètres afin de rétablir sur une terrasse (relais) (M6). Vraiment trop classe la fissure !

La fissure classe de L2

La fissure classe de L2

Ensuite la longueur suivante est vraiment majeure, un dièdre rigolo entre rocher et glace (3 spits) (M5) puis un mur raide avec une colonne étroite de glace que l’on protège à coté dans le rocher avec quelques spits,

Une pure longueur de mixte en L3 !

Une pure longueur de mixte en L3 !

on rejoint alors une vire (relais facultatif) pour terminer par un mur raide sur 15m (grade 5).

Un beau mur de glace pour L4

Un beau mur de glace pour L4

Après avoir franchi deux petits ressauts de glace entrecoupée de pentes de neige sur 60 m on arrive à la deuxième partie en dry de la voie. Une première partie pas très évidente avec trois rétas à passer où l’on n’a pas trop envie de tomber (D5)

L5 technique en D5

L5 technique en D5

pour arriver à un peu de glace (relais facultatif) afin de prendre pied dans un léger dévers fissuré par bonheur juste comme il faut ! (D6) On rejoint alors une draperie pour finir dans une super longueur de glace (grade 5), 60m.

Super dernière longueur !

Super dernière longueur !

Une super journée de bonne humeur avec les amis !!

La truite magique, 40m, M8
Equipement les 1, 2 et 3 mars 2013
Bouvante, Cascade du saut de la truite

Bon dieu !! 5 années que ce dévers magique me hantait !! Déjà, la cascade du saut de la truite est majeure (dans mon top 5) avec ces 4 longueurs en 5+/6 et le cadre mythique de ce cirque.

Le mythique saut de la truite !!!

Le mythique saut de la truite !!!

Mais alors quand on arrive à la fin de cette cascade (énorme source de la Lyonne) on découvre ce grand dévers de 30m de haut et large de 50m avec une multitude de stalactites et draperies en tous genres avec des formes sorties tout droit des derniers films fantastiques ! Ces sculptures sont hallucinantes, du jamais vu.

L'objet du délit

L’objet du délit

Avec le vent qui remonte la gorge, l’eau et la neige qui coulent du plateau on a droit à un spectacle magique. Cette longueur est un don du ciel, je l’ai équipé du bas en grimpant sur les super prises évidentes rendant la chose facile, c’était inespéré ! Merci à mon « belay bitch » : Pierrot.

La régalade à l'équipement

La régalade à l’équipement

La sortie en « glace » (plutôt neige sculptée inconsistante) aura nécessité plus de nettoyage et de persévérance mais le résultat est là. C’est la longueur de dry/mixte la plus jolie que j’ai grimpé, énormes prises naturelles, dévers, énorme quantité de glace et sortie mixte en dévers pour finir par quelques mètres en glace, le top !

un peu de dévers pour aller goûter à la glace

un peu de dévers pour aller goûter à la glace

Encore du dévers

Encore du dévers

La cerise sur le gâteau !!

La cerise sur le gâteau !!

Et ce n’est pas la seule ligne que j’ai équipé… Vivement l’hiver prochain pour retourner équiper et grimper là-bas !!!!

No Figure 4, 40m, D15 ?
France, Usine

à la fin du toit, 30m d'avancé...

à la fin du toit, 30m d’avancé…

Une nouvelle voie de ma création pour essayer de donner un peu de fil à retordre aux meilleurs dry-tooleurs qui enchaînent tous Iron Man à Eptingen (D14 en Suisse). Plus de détails au prochain épisode !

Cascades de glace en Savoies

Publié: 02/21/2013 dans Uncategorized

Ça faisait des mois que j’attendais les bonnes conditions, marre de faire du dry et de passer ces journées en salle d’isolement. Là c’est parti pour plusieurs semaines de très bonnes conditions ! Voici parmi d’autres, quelques belles cascades que j’ai gravi ces derniers temps.

Ce n’était pas la première que j’allais à ce secteur de Rébruyant vers Bessans en Maurienne. Super site qui propose tous les niveaux (topo ici). La ligne que nous avons cette fois-ci enchaînée avec Mathis Dumas (Equipe Espoir FFCAM d’escalade sur glace en compétition) est composée de deux longueurs sur la droite du secteur.

le secteur de Rébruyant avec son fameux tube

le secteur de Rébruyant avec son fameux tube

La première longueur est un mur vertical à remonter sous un dièdre vers la droite qui vient buter sous un toit que l’on doit passer. M7 à la base avant que je ne casse coup sur coup les deux inversées salvatrice, maintenant c’est plus fino, M8. On sort dans la glace pour faire relais sur une terrasse.

L1 de la voie de gauche, M8

L1 de la voie de gauche, M8

L2 est une grande traversée ascendante vers la droite pour rejoindre le grand tube qui pend au sommet du toit. En fonction de la quantité de glace cela peut être M8 à M10. Actuellement je pencherai pour M9. Super ligne à recommander en tout cas !

L2 de la voie de gauche, M9

L2 de la voie de gauche, M9

Ensuite on reste dans la même vallée et on va faire LA grande classique de Maurienne avec Glacenost et sa variante de sortie à droite (Cadeau surprise) accompagné de Fabrice. Très bonnes conditions le 16 février, 5 cordées ce jour-là !

le mur de glacenost, cadeau surprise est la ligne de glace étroite à droite

le mur de glacenost, cadeau surprise est la ligne de glace étroite à droite

On était les premiers et çà avait bien reformé pendant la nuit, du coup la deuxième longueur était bien un grade 6 pour moi en tête. C’est rare de trouver une glace vierge dans ce genre de classique, le réveil à 4h30 du matin est récompensé. Pour finir la journée je m’offre cadeau surprise à droite. 30m continu de grade 6, une pure ligne !

Cadeau surprise, grade 6, 30m

Cadeau surprise, grade 6, 30m

On enchaîne après dans l’autre Savoie, la Haute. Direction le vallon de Sales, Arnaud et Seb y ont ouvert une directe de la San Valentino qui nous tente bien. Deux très belles longueurs.

San Valentino direct

San Valentino direct

L2 est un beau grade 6 vraiment classe, petits choux fleurs de partout et glace sèche. L3 est la longueur clé, une draperie descend le long d’un dévers, du coup il suffit de traverser dans un mur de glace vertical pour sortir du dévers !

L3, grade 6+, 40m

L3, grade 6+, 40m

Grade 6+ quand même qui rentre dans mon top 10 des plus belles longueurs de glace. Merci aux ouvreurs !

L3 à la sortie vertigineuse, grade 6+, 40m

L3 à la sortie vertigineuse, grade 6+, 40m

On reste en Haute Savoie pour aller équiper une ligne de mixte avec Victor. J’avais déjà repéré cette ligne l’année dernière, çà passait sans les spits mais nous avons décidé cette fois-ci de se la jouer moderne en en rajoutant quelques-uns dans les passages les plus délicats. Cette ligne est située au-dessus de la cascade d’Ilynx dans la vallée de Montriond, juste à côté de la fameuse dame du lac.

Ilynx, première partie, grade 6

Ilynx, première partie, grade 6

Nous la nommerons L’œil d’Ilynx. Nous avons mis 5 spits pour 30m de grimpe, çà protège quand même bien avec des broches, les spits sont là pour rassurer et sécuriser la progression. Pas vraiment difficile, M8, au départ on remonte un tube ou un pas de dry (spit) pour rejoindre une draperie qui permet de traverser à droite (spit) jusqu’à un petit dévers de rocher (spit) où pend au-dessus de la glace (passage pas évident).

Première section

Première section

Ensuite on traverse à gauche par une dalle technique (spit) pour rejoindre une autre stalactite qui vient buter sous un toit (spit).

Deuxième section

Deuxième section

Là il faut rattraper la draperie qui pend derrière par un passage de dry plus ou moins long en fonction de la quantité de glace. Relais sur spit au dessus de cette draperie.

Dernier passage

Dernier passage

C’est une ligne super sympa qui vaut le détour. En faisant la longueur de glace de droite après et en terminant pas la dame du lac ensuite, la journée est bien remplie !

Voici le topo de la première partie

Première partie, Ilynx, 90m, Grade 6

Première partie, Ilynx, 90m, Grade 6

Deuxième partie

Deuxième partie, 60m, grade 4.

Deuxième partie, 60m, grade 4.

TOPO DE LA VOIE L’OEIL D’ILYNX

Topo de l'oeil d'Ilynx, Montriond

Topo de l’oeil d’Ilynx, Montriond

Affaire à suivre, pourvu que l’hiver dure encore quelques semaines !!

Les dernières compétitions d’escalade sur glace (dénomination officielle, mais c’est surtout du dry-tooling en fait…) ont eu lieu dernièrement.

*Coupe du monde en Italie à Rabenstein, Dolomites. 26 et 27 janvier 2013
Super structure, pas très haute mais qui comporte de multiple profils différents.

La structure de Rabenstein

La structure de Rabenstein

Le niveau était très élevé, pour passer en demi-finale il fallait que je sorte ma voie de qualification mais en plus de cela très rapidement, deux personnes très fortes ne sont pas passé à cause de çà…

Ma voie de qualification

Ma voie de qualification

Dommage que ce système de rapidité soit appliqué pendant les qualifications, pour les finales OK mais pour les qualifs ce n’est pas forcément cool…

 

*Glace et dry en Italie à Val Lunga, Dolomites. 28 et 29 janvier 2013
Avec Simon on profite d’être dans le coin pour aller tâter la glace de la fameuse vallée d’Illuminati (Langenthal). Le premier jour nous avons la météo avec nous, c’est-à-dire couvert et donc pas de soleil car la cascade que nous convoitons est en face sud Est. Elle s’appelle Zauberflöte (150m, M9, WI6), la flute magique.

Zauberflote

Zauberflote

L1 : 50m, M9 pas facile qui réveille bien les bras ! Départ en dry sur quelques mètres pour rejoindre une stalactite qui mène à un gros bombé pas évident afin de sortir dans la glace.

Zauberflote, L1

Zauberflote, L1

L2 : 50m, WI6, un grand mur bien raide et dément.

Zauberflote, L2

Zauberflote, L2

L3 : 50m, WI5+, un tube pas très long mais magnifique !

Zauberflote, L3

Zauberflote, L3

Ensuite, pas encore assez fatigué on décide d’aller en face de la vallé pour faire une ligne de glace que l’on voit bien. La cascade s’appelle peut-être Piova (150m, WI6), il y a une ligne qui me tente mais on doute de la qualité de la glace et surtout si ça passe.

PIOVA

PIOVA

Une énorme stalactite devait y être, à la place il y a un toit de glace… Simon préfère me laisser aller voir et par chance la glace est sèche, pas évidente à protéger mais ça passe et j’arrive à contourner le toit final, pas évident tout çà, un bon 6 !

le crux

le crux

Le deuxième jour il fait plus chaud et beau… Notre objectif est d’aller voir la fameuse Illuminati (170m, M11+, WI6+). Pas de chance, il fait super chaud au soleil, on arrive au pied du dévers torse nu et derrière nous c’est star wars pendant les deux premières longueurs de dry. Les missiles de glace qui tombent au-dessus ne nous motivent pas à continuer dans la glace.

ILLUMINATI

ILLUMINATI

L1 : M11-, 30m, 12m d’avancée. D10+ Usine car c’est long dans du rocher moyen.

Je pars au nettoyage dans L1 d'Illuminati

Je pars au nettoyage dans L1 d’Illuminati

L2 : M11+, 25m, 10m d’avancée. D11 Usine, un gros bombé au départ puis un beau et long dévers sur prises démentes !

Simon dans L2 d'Illuminati

Simon dans L2 d’Illuminati

Simon fera les deux longueurs à vue ! et ce en pur DTS ! No Figure 4 !

Un beau voyage à refaire jusqu’en haut la prochaine fois !

 

*Contest de dry-tooling : Rock’n Glace Haute Maurienne, Bonneval. 2 et 3 février 2013
Cette année la FFCAM prévoit les choses en grand pour son rassemblement de Val Cenis. Le canyon de l’Ecot a été bien développé pour l’occasion, merci à Pierre Boucher pour ce travail énorme. Malheureusement, la veille il neige beaucoup et l’accès au site est fermé pour cause de danger d’avalanches. Du coup tout le monde se replie au site de dry du Barrio au-dessus de Termignon, encore un super spot équipé par Pierre.

BARRIO, secteur de gauche

BARRIO, secteur de gauche

Ce site est parfait, il propose plusieurs voies pas trop difficiles ni trop longues avec des prises naturelles, des trous, plus ou moins indiqués mais aussi des voies difficiles et longues ! Beaucoup d’équipes espoir et promotion étaient présentes, la plupart n’avaient jamais ou peu fait de dry-tooling.

BARRIO, secteur de droite

BARRIO, secteur de droite

Leur motivation pour cette pratique est rapidement venue, ils parlaient tous ensuite de trouver une falaise pourrie pour équiper un site de dry pas loin de chez eux ! Je me rappelle aussi de la phrase de Nicolas Raynaud, vice-président aux activités et au développement de la FFCAM, « Le dry-tooling permet aux jeunes d’accéder aux pratiques de la montagne ». Ce n’est pas bête comme réflexion, le dry est ludique et se pratique dans des lieux sécurisés et facilement accessibles où les jeunes peuvent apprendre à manier les piolets/crampons sans trop de contraintes.

Max dans un D10

Max dans un D10

En plus ils aiment bien les pratiques physiques et pas très techniques, le dry est donc bien une bonne porte d’entrée pour la montagne.
Le lendemain il fait beau et l’approche est ouverte. Une trentaine de grimpeurs se retrouvent dans le canyon de l’Ecot pour finalement participer au contest de dry. Il y a une dizaine de voies de D5 à D8, du technique vertical sur prises naturelles au physique sur trou dans du dévers.

Le site de dry de l'Ecot

Le site de dry de l’Ecot

Ce spot est super sympa, on a même grimpé au soleil l’après-midi ! Chez les filles Lara Amoros se distingue en sortant brillamment la voie de finale, prometteur pour un début en dry-tooling !

Lara dans la voie de finale

Lara dans la voie de finale

Elsa Pommarel, nouvellement fan de dry se place deuxième suivie de Noémie Jacquelin.

Elsa dans la voie de finale

Elsa dans la voie de finale

Chez les garçons Manu Pellissier, toujours présent cet hiver sur les évènements dry-tooling nous montre qu’il a toujours la méga forme sur la troisième marche du podium.

Manu Pellissier dans un joli D8

Manu Pellissier dans un joli D8

Max Bonniot fini sur la deuxième bien défouraillé comme à son habitude en sortant quasiment la voie de finale.

Max dans un D7 pas si évident que çà

Max dans un D7 pas si évident que çà

Je complète ce podium avec plaisir en remerciant énormément Etienne Grillot et Emmanuel Bazoge qui ont organisé de main de maître cet événement.

Le site de dry-tooling du canyon de l'Ecot

Le site de dry-tooling du canyon de l’Ecot

Résumé et résultats : http://www.ffcam.fr/~actualite_T005:4tk2xa1h2e1f_2013-02-05_8eme-rencontre-d-escalade-sur-glace-de-haute-maurienne-vanoise.html#.URjZY6XuB8E

*Coupe du monde en Roumanie à Busteni. 7, 8 et 9 février 2013
Un peu de dépaysement avec cette étape, Busteni est une station de ski, la structure du mur de compétition est récente, des panneaux sont suspendues à celle-ci. Merci à Manu Bazoge pour avoir fait notre coach encore une fois !

La structure de Busteni avec le mur de vitesse à gauche

La structure de Busteni avec le mur de vitesse à gauche

Pas beaucoup de glace pour cette étape mais cela me convient, j’accède à la demi-finale de difficulté en grimpant plutôt bien. Au fur et à mesure des étapes de la coupe du monde j’apprends quelques trucs indispensables, pas évident, c’est vraiment une discipline à part entière qui est vraiment différente des sites de dry en extérieurs.

J'avance dans la voie de qualif

J’avance dans la voie de qualif

Il faut avoir beaucoup d’expérience pour arriver à tirer son épingle du jeu. Malheureusement je n’ai pas eu le temps de mettre à profit mon apprentissage en demi-finale en zippant sur la deuxième prise après la glace du début… Même les meilleurs se sont fait avoir sur ces prises foireuses…

Un mur de vitesse dément !

Un mur de vitesse dément !

En vitesse, le mur de glace est tip-top, super homogène avec de bons trous ! J’accède à la demi-finale vitesse !

**Résumé des coupes du monde d’escalade sur glace 2013
Cette année la FFCAM a mis les moyens en finançant deux équipes, l’espoir (14 à 21ans) composée de 6 garçons et coaché par le guide Jehan-Roland Guillot et la sénior composée de 2 femmes et 4 hommes dont je fais partie. L’équipe espoir a pu s’entrainer pendant 4 jours au total sur la tour de glace à Champagny en Vanoise et a participé à la première coupe du monde jeune d’escalade sur glace en Suisse. D’ailleurs, Octave Garbonilo hisse la France sur la deuxième marche du podium. Bravo à lui, pour une première année de dry ça promet ! Notre équipe sénior participera à la plupart des étapes (Suisse, Italie et Roumanie).

FFCAM

FFCAM

Nous tenons à remercier grandement la FFCAM qui nous soutient financièrement avec les défraiements sur les transports, hébergements et inscriptions. Merci pour son soutien pour le dry-tooling français. Nos résultats ne sont pas du niveau mondial, c’est normal car ce n’est que notre deuxième année. Il faut vraiment être expérimenté et entrainé pour ce genre de pratique. Dans l’avenir j’espère que l’on arrivera à trouver des moyens et supports pour vraiment s’entrainer correctement en France.

Maintenant place à la cascade de glace pour les quelques semaines de froid qu’il nous reste !

Et çà continue !

Publié: 01/24/2013 dans Uncategorized

Les conditions pour les cascades de glace ne sont pas vraiment géniales en ce mois de Janvier, les projets vont donc attendre. Çà tombe bien parce qu’entre les contests et coupes du monde d’escalade sur glace et dry-tooling on n’a pas trop le temps d’aller en montagne. On essayera d’en profiter à partir de mi-février, çà laisse le temps aux cascades de glace de grandir !

On commence donc ce mois de janvier par le contest de dry-tooling  de Kandersteg en Suisse. C’est toujours un évènement sympa avec de nombreux grimpeurs fort, des conférences de grimpeurs connus et une soirée toujours appréciée.

La falaise de dry de Kandersteg

La falaise de dry de Kandersteg

Malheureusement  l’année dernière était décevante : très mauvaise organisation, peu de voies, escalade de vitesse, pas de nouveautés. Mais cette année les Suisses se sont rattrapés ! Il nous on fabriqué trois nouveaux modules pour prolonger la falaise, deux voies de qualification, une organisation tip-top et un beau show en finale !

Etienne et moi n’étions pas déçu de faire le voyage, c’est sûr on reviendra l’année prochaine ! Résultats ici

Article dans le journal Suisse

Article dans le journal Suisse

 

LA VIDEO OFFICIELLE Black Diamond :

<p><a href= »http://vimeo.com/58385508″>14th annual Kandersteg Ice Festival</a> from <a href= »http://vimeo.com/blackdiamond »>Black Diamond Equipment</a> on <a href= »http://vimeo.com »>Vimeo</a&gt;.</p>

 

Ensuite c’est aussi comme chaque année l’évènement incontournable de mi-janvier, c’est-à-dire L’Ice Climbing Ecrins. Un rassemblement de cascade de glace et un contest de dry-tooling avec sa fameuse finale de nuit sur la structure artificielle au village de l’Argentière la Bessée.

Florence Pinet dans sa première voie de dry

Florence Pinet dans sa première voie de dry

C’est l’occasion de se revoir entre amis pour participer à la journée de dry tous ensemble sur un site.

Nina Caprez essaye le dry-tooling

Nina Caprez essaye le dry-tooling

Comme l’année dernière on a eu le plaisir d’accompagner quelque uns des grimpeurs du team Petzl (Nina Caprez, Gerome Pouvreau, Florence Pinet, Mike Fuselier et Enzo Oddo).

Gérôme Pouvreau se lance dans un D9 !

Gérôme Pouvreau se lance dans un D9 !

Pour la plupart c’était la première fois qu’il faisait du dry-tooling, ils ont bien réussi à faire du dry grâce à leurs qualités exceptionnelles de grimpeurs de haut niveau !

Pierre Boucher dans le nouveau D10

Pierre Boucher dans le nouveau D10

Pas évident tout de même à manier les piolets et à avoir des sensations avec le rocher avec ces crampons/piolets.

Yann au départ du D10

Yann au départ du D10

A ce jeux Nina se qualifie en finale et terminera deuxième derrière notre championne française de la discipline Stéphanie Maureau.

Pierre dans un beau D8

Pierre dans un beau D8

Coté masculin, les slovènes tirent bien l’épingle de leur jeux et Jessy Pivier sauve l’honneur Français en grimpant super bien en finale pour terminer deuxième !

Nina en vrai Suisse s'essaye aux Yaniros...

Nina en vrai Suisse s’essaye aux Yaniros…

Quand à moi, pour la troisième année consécutive, je zipe sur une des première prises, ce n’est pas grave car je me suis déjà bien régalé pendant la journée en enchaînant les trois voies du gros dévers de la falaise.

Le week-end suivant on change de décors mais pas d’activité, toujours du dry-tooling mais l’UIAA préfère parler d’ice climbing. Donc nous (l’équipe senior nationale FFCAM d’escalade sur glace en compétition  sommes allés en Suisse à Saas Fee pour participer à la deuxième étape de la coupe du monde. Deux membres de l’équipe espoir était aussi présent : Mathys Dumas et Octave Garbolino (vice-champion du monde jeune d’escalade sur glace 2013).

Mathys Dumas dans la voie de qualification

Mathys Dumas dans la voie de qualification

Comme l’année dernière les Français n’ont pas vraiment brillé sur ces fameuses prises en granit Suisses… Même notre champion Simon Duverney chuta en qualification le privant de demi-final.

Simon Duverney dans la voie de qualification

Simon Duverney dans la voie de qualification

Il faut quand même souligner la remarquable performance de Mathys qui grimpa très bien dans la voie de qualification (premier français du coup !) ainsi que la participation de Yann Gérôme en finale de l’épreuve de vitesse.

Yann Gérôme, notre champion Français de la vitesse

Yann Gérôme, notre champion Français de la vitesse

Coté féminin, Elise Maillot se qualifie en demi-finale pour sa première participation à une coupe du monde, Stéphanie Maureau est aussi de la partie.

Elise Maillot se qualifie pour la demi-finale

Elise Maillot se qualifie pour la demi-finale

Malheureusement le niveau est aussi très élevé chez les filles et elles n’atteindront pas les finales.

Stéphanie Maureau en blocage pour accéder à la demi-finale

Stéphanie Maureau en blocage pour accéder à la demi-finale

Les finales sont exceptionnelles  les russes dominent toutes les catégories avec aisance, rapidité et détermination, vraiment impressionnant ! On vous donne rendez-vous pour la prochaine étape en Italie à Rabenstein (Tyrol du sud) du 25 au 27 janvier 2013.

On profite d’être en Suisse pour que je fasse découvrir Ueschinen au garçon du team ainsi qu’à des Canadiens et Américains présent pour les coupes du monde.

La falaise d'Ueschinen avec ces énormes stalactites

La falaise d’Ueschinen avec ces énormes stalactites

Une falaise mythique, précurseur du haut niveau en mixte/dry qui mérite toujours le détour !!

Je sors de Matador, un beau D11

Je sors de Matador, un beau D11

Simon nous démontrera toute sa maîtrise en faisant à vue Twin tower M10 et Pink panther M9+ ainsi qu’en flashant Matador M11 et Power limit D10 !!

Simon sort le grand jeu dans Twin towers D10

Simon sort le grand jeu dans Twin towers D10

Octave enchaînera là bas son premier M11 avec Matador !

Octave donne tout pour Matador, M11

Octave donne tout pour Matador, M11

Les Canadiens Jen Olson et Nathan Kutcher enchaînent eux aussi Pink panther, une base de la falaise.

Jen s'offre Pink panther, D9+

Jen s’offre Pink panther, D9+

Après je remets çà avec les Canadiens et Américains pour leur montrer le pur spot de dry-tooling d’Eptingen.

La falaise d'Eptingen

La falaise d’Eptingen

3 jours à parcourir les lignes que je n’avais pas faites il y a un mois et quelques essais dans la voie de dry la plus longue et la plus difficile du monde ! Je parle bien-sûr d’Ironman, D14. Je la décris pour les intéressés : 35m de grimpe pour 20 d’avancée, prises naturellement améliorées.

Ironman, D14

Ironman, D14

Çà commence avec 15m de dévers en ascendance à gauche, pas de mouvement extrêmes mais çà chauffe quand même bien les bras, il vaut mieux arriver frais à la fin de cette section.

Première partie d'Ironman, Gordon

Première partie d’Ironman, Gordon

On enchaîne ensuite avec le toit que l’on atteint avec deux mouvements de descente dont le deuxième assez loin. Ensuite on enchaîne 6 mouvements pas extrêmes mais dans un vrai plafond, on arrive alors à un mouvement bien difficile où il faut aller chercher une inversée en descendant (vraiment ultime dans l’enchainement).

Le toit en deuxième partie d'Ironman, pas évident pour moi sans Yaniros

Le toit en deuxième partie d’Ironman, pas évident pour moi sans Yaniros

Ensuite on continue par trois mouvements dans un gros dévers que l’on remonte toujours vers la gauche pour atteindre des toutes petites prises où il faut rester concentrer pour ne pas zipper (pas évident du tout à ce moment là de la voie…).

La dernière partie d'Ironman, Park lors de l'enchaînement !

La dernière partie d’Ironman, Park lors de l’enchaînement !

Enfin on termine par 5 mètres pas difficiles mais stressant sur des petites prises naturelles pour rejoindre le relais ! Je ne pensais vraiment pas pouvoir arriver à grimper dans ce toit sans faire de Yaniros mais j’ai à ma grande surprise réussi à enchaîner jusqu’au dernier mouvement du toit (le fameux mouv’ de descente sur l’inversée…). Du coup je pense qu’avec encore beaucoup plus de conti et de blocage çà pourrait peut-être le faire un jour (l’année prochaine ?).

J'ai quand même réussi à enchaîner une bonne partie du toit, affaire à suivre !

J’ai quand même réussi à enchaîner une bonne partie du toit, affaire à suivre !

J’invite Jeff à y retourner pour essayer çà en bon french style ! DTS !!! En parlant d’Ironman, le Coréen Heeyong Park souvent sur les podiums de la coupe du monde était là, un mutant de la conti, il réalise le deuxième jour Ironman au premier essai en faisant à vue jusqu’à la fin du toit (le premier jour) !

PARK

Il réalise presque aussi Spiderman D13 à vue après avoir enchaîner Ironman, une machine !! Nous avons aussi eu la visite du maître des lieux, Robert Jasper qui flashe la dernière nouvelle voie de la falaise, Dark Knight D12.

Robert Jasper flashe, Dark Knight, D12

Robert Jasper flashe, Dark Knight, D12

Un jeune du coin pour le moins prometteur était aussi présent, Michi Wohlleben 22 ans, flashe Winner D11-. Quand à nos amis américains, la meilleure performance revient à Will Mayo qui enchaîne aussi Winner, une bien belle voie, technique au début, physique au milieu et technique à la fin, une bien belle voie complète.

Nathan essaye d'être un Winner, D11-

Nathan essaye d’être un Winner, D11-

Gordon McArthur arrivera à enchaîner deux fois la première partie d’Ironman sans avoir assez de force pour continuer dans le toit.

Gordon nous montre sa maîtrise des Yaniros

Gordon nous montre sa maîtrise des Yaniros

En attendant n’oubliez pas coté Français :

– Samedi 26 janvier : Gorzderette (Champagny en Vanoise). Tournoi multi-activités hivernales autour de la tour de glace. C’est les 10 ans, à ne pas rater !!
http://www.youtube.com/watch?v=tzaKkA1s7Bg

– Samedi 2 février : Rock’n Glace Haute-Maurienne. Rassemblement de cascade de glace et contest de dry-tooling à Val Cenis. J’y serais !!
http://rencontre-escalade-glace.hautemaurienne.com/